La vérité sur la visite de Marzouki au jallez à l’aube du 06 février 2014

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Moncef Marzouki s'étant rendu compte de la présence de nos photographes, s'est vite retourné vers la tombe de feu Chokri Belaid.

Au lendemain de la première commémoration de l’assassinat de Chokri Belaïd, c’est avec stupéfaction que nous vous apportons cette nouvelle : Moncef Marzouki était au Jallez le 06 février 2014 au petit matin pour le deuil de… son perroquet !

En effet, hier aux premières lueurs du jour, notre Président s’est discrètement rendu au cimetière d’El Jallez pour se recueillir devant la tombe de l’animal qui lui était si cher, ce fidèle acolyte qui lui tenait compagnie lors de ses soirées bien arrosées. De longues nuits de beuverie que l’on croyait solitaires. Retour sur une rencontre historique.

 

« Homsa », le perroquet gris du Gabon (Psittacus erithacus) du Président était, comme nous l’a rapporté le garde personnel du Président, « plus qu’un ami, un camarade de longue date qui tenait des conversations sans fin avec son propriétaire durant des heures jusqu’au lever du soleil ». L’animal a été recueilli lors d’un court séjour de Marzouki à Libreville en 1994, durant lequel ce dernier était souvent l’invité d’Omar Bongo, alors élu pour la 4ème fois aux présidentielles. C’est au cours d’une soirée à la résidence du chef de l’Etat gabonais que Marzouki, criant « Ouinou l’homs ? » (*), voit surgir l’animal de la cuisine et venir se poser à ses côtés, un sac de pois-chiches au bec (**). Le coup de foudre ne se fit pas attendre, et les deux comparses ne se sont plus séparés depuis.

Photo exclusive de "Homsa" datant du 31 décembre 2012.
Photo exclusive de « Homsa » datant du 31 décembre 2012.

« Une longue histoire passionnelle » comme le décrit la 1ère dame rencontrée par nos envoyés spéciaux, et qui poursuit « tellement passionnelle que je dois aider mon mari à s’occuper du perroquet, à le nourrir, à lui faire répéter « bonté divine ! » et à lui nettoyer sa cage en restant cloîtrée au palais, pendant que Momo (***) fait ses apparitions devant toutes les caméras du monde ! »

Nous avons par ailleurs appris qu’afin de combler le vide affectif laissé par « Homsa » , le Président a décidé d’allouer une partie de l’arrière-cour du palais de Carthage à une réplique de taille plus importante de la cage du défunt. Celle-ci serait destinée à accueillir Samir Ben Amor, qui aurait retrouvé son poste de « conseiller ».

 

(*) : Où sont les pois-chiches ?

(**) : Notre source locale (la cuisinière en chef du palais de Libreville), nous rapportera par la suite que l’animal allait servir de plat principal pour le dîner présidentiel.

(***) : Surnom donné à notre Président par son épouse.

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