Les plus grands drames sont souvent l’occasion pour observer d’immenses mouvements de solidarité et de concorde entre les peuples. Il en est ainsi de l’incendie qui a ravagé la Cathédrale de Notre Dame sur l’ile de la Cité à Paris. En effet, dans un élan de solidarité auxquels nous a habitué le peuple tunisien, une équipe de maçons tunisiens a été dépêchée à Paris pour prêter main forte aux équipes chargées de la restauration du monument.

Les bâtisseurs tunisiens connus pour leur professionnalisme, leur méticulosité, leur respect des délais (hors Aïd, fêtes religieuses, jours fériés et décès de proches) tenteront d’apporter toute leur expérience et leur savoir faire aux Français. Ils auront donc pour principale mission d’évaluer la quantité de thé nécessaire à la reconstruction de Notre Dame et éviter ainsi au gouvernement français toute mauvaise surprise liée à un souci d’approvisionnement ou logistique.

Pour cette délicate mission le gouvernement tunisien a trié sur le volet la fine fleur des BTP tunisiens et a donc envoyé ce qui se fait de mieux dans nos contrées.

Ainsi le chef de la délégation Mohsen B. a plus 30 ans d’expérience en maçonnerie. 30 ans au cours desquels il a réussi à finaliser 2 chantiers : le premier : une coquette maison de maître sise à la nouvelle Ariana qu’il a pu livrer aux petits enfants des propriétaires (décédés entre temps), le deuxième qui devrait être livré après l’Aïd (inchallah) est la finition d’une boutique à Cité Jamil Menzah 6 que son propriétaire avait commandé à l’époque ou l’arrondissement d’El Menzah était un immense champ d’olivier.

À ses côtés une équipe pluri-disciplinaire de pointe devrait permettre de finaliser l’étude assez rapidement (5 ans +/- 5 ans inchallah). Parmi eux des spécialistes de l’allumage des kanoun en milieu hostile : connaissant les conditions extrêmes de pluie et de vent qui prévalent sur l’Île de la Cité leur expertise ne sera pas de trop. À leur côté des experts en ravitaillement, l’un d’entre eux nous a d’ailleurs confié son plus grand fait d’armes : il avait réussi à trouver un épicier ouvert pour acheter du sucre le jour de l’Aïd El Kebir 1985, ce qui permit au chantier d’un hôpital de ne pas s’arrêter et ainsi sauver des milliers de vies. Et enfin les incontournables « rakrak » : ce corps d’élite de maçons qui se chargent de « rakraker » le thé, ce qui veut dire en dialecte tunisien, le verser selon une technique ancestrale dans les petits verres prévus pour cette opération hautement technique et périlleuse. « On devrait pouvoir rendre cette étude dans les délais de 5 ans promis par le président Macron. Cela pourra permettre aux ouvriers français de travailler dans de bonnes conditions, sans mauvaise surprise ou pénurie de thé qui pourrait les obliger à arrêter le chantier » nous a déclaré confiant le chef de la délégation tunisienne.

Si tout se passe bien une 2ème délégation d’ouvriers tunisiens devrait rejoindre le chantier pour enseigner à leurs homologues français la technique de « elli9a tjib » qui devrait permettre de grandement accélérer le chantier, en ne s’encombrant pas de détails géométriques futiles tels que les angles droits ou la régularité des surfaces.

Une fois de plus les compétences tunisiennes sont reconnues à l’échelle mondiale, et dans quelques années nous pourrons dire à nos petits enfants que des braves ouvriers tunisiennes ont pris une grande part dans la reconstruction de ce joyau de la période gothique qu’est Notre Dame de Paris.

La Rédaction

1 COMMENT

  1. « Ils détruisent »,on répare est au finale nous serons toujours traité de voleurs envahisseurs ect…

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