C’est suite à la découverte d’une photo transmise par une touriste française (cliché pris depuis un café à Sidi Bou saïd), que nous avons appris l’existence de cette construction en plein milieu du jardin du palais présidentiel,  juste en face de la mer !

 

Pour tenter d’en savoir plus, notre correspondant est allé à la rencontre d’un responsable de la municipalité de Carthage. Là, on lui a avoué qu’ils étaient au courant de cette construction anarchique. Ils n’ont tout simplement pas réussi à faire appliquer la décision de démolition. La faute à la garde présidentielle qui a vraisemblablement reçu l’ordre de faire barrage aux représentants de la municipalité.

 

Notre interlocuteur nous a également confié avoir informé l’association de préservation du patrimoine historique, qui, elle aussi, a remué ciel et terre de son côté mais a fini par abdiquer suite aux visites récurrentes d’un monsieur accompagné de gros bras ostensiblement barbus. Il se faisait passer pour le gendre d’un conseiller à la présidence, se vantant même d’avoir accès a la voiture de fonction de son beau frère (une fiat Panda) pour mener à bien sa mission de dissuasion.

 

Selon notre interlocuteur, cette construction appartiendrait à ce même conseiller. Il s’agit d’un kiosque à pois chiches, couramment appelé « Hammas » (حماص ). Ce dernier aurait profité d’une soirée du président de la république un peu plus arrosée que d’habitude pour lui faire signer un papier lui permettant d’utiliser 100 mètres carré du jardin du palais à son propre compte. La construction a été lancée il y a un mois. Les ouvriers sur le chantier s’activent dans le but d’arriver le plus tôt possible à verser la dalle, chose qui rendra encore plus difficile l’éventuelle procédure de démolition.

 

Il nous a également raconté  que ce conseiller se sentait particulièrement réconforté par la situation politique actuelle du pays qui – d’après lui – ne va pas changer de sitôt. Il affirme que le président actuel est parti pour gouverner pour un bambou de temps, puisque son mandat est sans terme. Il reste également confiant quant à la difficulté de faire bouger son kiosque à pois chiches en dépit de l’installation d’un nouveau résident à Carthage : ses relations « soignées » avec des hauts responsables de WWF lui permettent de de bénéficier du soutien inconditionnel de de tout un réseau d’ONG.

 

Malheureusement le mystère plane encore sur l’identité du conseiller en question et ce, malgré notre insistance auprès de notre interlocuteur pour avoir davantage d’indices.

3 COMMENTS

  1. cette bâtisse existe belle et bien depuis plus de trois ans qu’on l’a connait en photo il suffit de consulter les ph du web et s’assurer de leur date

  2. Vous êtes beaucoup plus drôles avec l’article de Tunisair qui parle de façon très fine d’une réalité quotidienne qu’avec celui-ci qui surfe sur des rumeurs nauséabondes à des années-lumières de la vérité.

    • Vas-y, montre nous ce que tu sais faire ! Ou alors tu veux juste critiquer ce que tu consideres comme un produit de consommation humoristique, à la manière d’un client qui appellerait Délice pour essayer de leur expliquer que leurs yaourts sont trop acides à son goût ?

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