Cette décision était très attendue par une grande partie des tunisiens. Selon le ministère du commerce, une circulaire est en cours de préparation afin de fixer un seuil minimum de chocolat pour pouvoir prétendre à l’appellation, désormais contrôlée, de “pain au chocolat”. Le porte-parole du ministère affirme que le seuil de 5 grammes de chocolat fait consensus au sein des experts en viennoiseries.

Plusieurs acteurs se réjouissent de cette décision. M. Ayachi, propriétaire d’un hôtel touristique affirme qu’un boom touristique sera possible désormais. Selon lui, plusieurs touristes refusent de revenir en Tunisie, choqué par l’absence de chocolat dans le pain au chocolat. Un passant, interviewé par Lerpesse, se dit rassuré : il n’arrivait pas à expliquer à son fils de 12 ans qu’on puisse appeler “pain au chocolat” un pain qui ne contenait pas de chocolat.

Mais les boulangers ne semblent pas apprécier cette décision. Leur porte-parole s’insurge : «Proposer des services médiocres et faire de la publicité mensongère est une des spécialités tunisiennes. Autoroutes avec embouteillages, administration rapide très lente, thé aux pignons sans pignons, les exemples ne manquent pas selon le porte-parole, et il craint une surenchère de la part du ministère : demain, ils vont nous demander de mettre des amandes dans la pâte d’amande, ça sera la fin pour nous !»

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