Si la pandémie de Coronavirus a engendré une crise économique sans précédent dans la quasi-totalité des pays du monde, la Tunisie semble être épargnée grâce à une stratégie bien ancrée dans le “pays des pointeuses en panne” comme on l’appelle dans le milieu de l’administration.

La méthode prônée par la fonction publique tunisienne est d’anticiper les cas de forces majeures comme les guerres ou les épidémies (comme c’est le cas actuellement) en diminuant en amont le rendement des fonctionnaires pour ne pas créer de décalage quand ces administrations doivent fermer le moment venu.

La différence se fait tout de suite sentir avec d’autres pays qui perdent des millions de dollars quotidiennement à cause du confinement et de la paralysie complète de l’administration publique. La Tunisie n’a, en effet, enregistré aucune baisse de rendement sur Mars-Avril 2020 en comparaison avec la même période de l’année dernière, les 8 minutes travaillées en moyenne étant compensées par une moindre utilisation de l’éclairage et de la climatisation dans les différents services des ministères et des agences gouvernementales ce qui donne une fluctuation générale de 0,01% sur le manque à gagner pour cause de confinement.

Cette stratégie, difficilement applicable dans des contrées aux mentalités rigides comme au Japon ou en Allemagne, a permis à ce petit pays d’Afrique du Nord de se maintenir dans une crise chronique et de garder sa place distinguée dans le classement des MERDE (Mini-Etats à Revenus Dérisoires et Enfantins) pour pouvoir faire face à cette pandémie qui a mis le monde à genoux.

Encore une prouesse qui s’ajoute à la liste de miracles qui ont fait de la Tunisie un pays d’exception durant cette crise sanitaire après le vaccin du Dr Kammoun, le circuit covid-19 sans malades à Medenine et les rondes nocturnes thérapeutiques du Président.

La Rédaction

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