« C’est inacceptable, ma bonne n’a pas pu venir travailler aujourd’hui à cause de la grève des esclaves préposés aux transports », nous déclare Fadhila B.Y., femme au foyer entrepreneuse qui a, du coup, été obligée d’emmener ses enfants manger au restaurant à midi à cause de la grève sauvage de la Transtu.

En effet, beaucoup déplorent depuis ce matin la grève sans préavis chez la Transtu et ses répercussions immédiates sur leurs employés. Certains, a-t-on même entendu dire, auraient été obligés de conduire leurs voitures par eux-mêmes.

« Il est inadmissible que l’on me force à faire quelque chose alors que je paye quelqu’un pour le faire à ma place, on devrait brûler ces gens là sur la place publique », a témoigné, dans un café, un patron en colère.

D’autres ne comprennent pas, l’arrivée de Nidaa signifiait pourtant une prise de conscience chez les esclaves. « Ils sont censés avoir compris où étaient leurs places, nous a confié un militant Nidaa Tounes avant d’ajouter : visiblement, ils ne sont toujours pas calmés. »

« On vous avait dit que le pays se remettrait en marche, nous ne pouvons pas faire plus que cela » aurait déclaré, quant à lui, son Excellence sérénissime et magistrale Beji Caid Essebsi avant de monter dans sa limousine.

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