Thomas Cook : un week-end All Inclusive des militants de 9alb Tounes à l’origine de la faillite.

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Un séisme vient d’avoir lieu dans le monde du tourisme : Thomas Cook premier Tour Opérateur du monde vient de déposer le bilan. Cette nouvelle a fait le tour de tous les médias du monde mais peu de personnes savent ce qui est précisément à l’origine du dépôt de bilan du doyen des TO.L’explication se trouverait en Tunisie et plus précisément du côté de Hammamet.

En effet d’après les premières conclusions de l’enquête menée par la Financial Conduct Authority (FCA) qui est le gendarme bancaire du Royaume Uni, le groupe a définitivement perdu pieds après une opération ultra déficitaire dans un de ses hôtels de la station balnéaire tunisienne.

L’hôtel en question le Hammamet Jasmine Ressort Spa a accueilli le temps d’un week end les militants du parti tunisien 9alb Tounes. 500 militants réunis pour un séminaire de formation en vu des élections législatives. L’erreur commise par la direction de l’hôtel fut d’avoir proposer la formule All Inclusive à la direction du parti. Cette dernière ne se fit pas prier pour l’accepter et c’est ainsi qu’une opération commerciale somme toute routinière s’est transformée en cauchemar pour tout le groupe Thomas Cook. Les premières alertes sur le réseau interne de l’entreprise commencent à affluer 2 heures après l’arrivée des militants qui venaient de vider à 17 reprises le buffet du petit déjeuner.

Les employés de l’hôtel choqués par autant de voracité ne surent pas réagir sur le moment et ne purent que répondre aux demandes récurrentes des militants. Sous le choc et abasourdis les employés des cuisines ont à peine le temps de reprendre leurs esprits avant de se voir assaillir par les adhérents de 9alb Tounes lors de la collation de 10h. « Ils étaient tous au bar depuis 6h du matin, et interrompaient leur beuverie pour venir prendre leurs « repas » au restaurant de l’hôtel. Les barman profitaient de ces moments de répit pour recharger les futs de bière et commander la marchandise, au bout de 2 h on a préféré demandé aux livreurs de rester sur place le temps que les clients vident les cageots de bière et de vin pour récupérer les bouteilles sans faire l’aller-retour vu qu’ils sifflaient tout çà en quelques minutes » nous confie Khemaiess 54 ans garçon de salle et dans le tourisme depuis 30 ans.

Et ce fut ainsi pendant les 3 jours qu’ont duré le séminaire ou les militants passaient du bar au restaurant sans s’arrêter. Le chef cuisinier de l’hôtel que nous avons trouvé hospitalisé en état de choc nous a confié sur son lit d’hôpital « vous savez je suis fils d’agriculteur et j’ai assisté aux invasions de criquets de 1987 qui avaient mis sur la paille mon père et mes oncles, et ben je peux vous dire que ce que j’ai vu ce week-end est bien plus choquant qu’un nuage de criquets pèlerins » nous dit-il entre 2 sanglots.

Le médecin du groupe dépêché sur place pour prendre en charge les employés victimes de Burn Out n’en revient pas non plus : « vous savez j’ai commencé ma carrière à médecin sans frontières et j’ai fait énormément de pays qui souffraient de famine : l’Éthiopie, le soudan, la somalie, … et ben même dans ces pays-là je n’ai pas vu des morts de faim pareil, c’est hallucinant ! »

A la fin du séjour l’économe qui était au four et au moulin pendant tout le week end a enfin pu faire ses comptes et là le couperet est tombé : Thomas Cook venait de vivre l’opération la plus déficitaire de toute l’histoire du groupe (depuis la création du groupe en 1841). « Quand ils ont vu mon désarroi les militants m’ont proposé de me remettre un chèque de Nabil Karoui pour combler le déficit … là j’ai compris que c’était définitivement mort et que je reverrais plus cet argent ».

Le groupe a ainsi perdu en un week-end l’équivalent du chiffre d’affaires des 6 premiers mois de 2019 et malgré un bon début d’année la trésorerie n’a pas pu s’en remettre. Thomas Cook a donc été contraint de déposer le bilan au grand dam de tous les amoureux des vacances et des séjours all inclusive.Un coup de semonce pour le tourisme tunisien qui commençait à peine à relever la tête et qui annonce des lendemains bien gris au pays du Jasmin.

La rédaction

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