Alors que l’union sacrée a été décrétée pour tenir tête au COVID-19, un homme d’affaires de la place a tenu une conférence de presse dans un hôtel cossu de la capitale pour annoncer une grande nouvelle.

Après plusieurs jours de promotion virale pour sa conférence de presse, un homme d’affaires à la tête d’un groupe leader dans plusieurs secteurs d’activités a réuni tous les acteurs des médias du pays pour annoncer sa volonté de s’inscrire activement dans la lutte contre le coronavirus.

En effet, dans une salle de conférences comble et décorée des logos des différentes enseignes de son groupe, ce magnat de l’agroalimentaire, des finances, du tourisme et de la grande distribution a rappelé l’importance de fédérer les forces vives du pays pour faire face à la pandémie du coronavirus, insistant sur le rôle que ses alter egos et lui doivent jouer en cette période délicate.

Sans transition, le philanthrope a annoncé son intention de faire un don au 1818 pour venir en aide à l’État, tout en s’adressant aux caméras pour signifier sa volonté de demeurer anonyme. De même, cet homme d’affaires discret a refusé de répondre aux confrères lui ayant demandé le montant du don pour garder l’anonymat, tout en leur précisant que le montant en question est visible sur les 50 écrans LCD présents dans la salle et assurant la promotion de ses marques ainsi que sur le site internet et la page Facebook du groupe, sans oublier une campagne d’affichage urbain sur tout le territoire, prévue à de pures fins d’information.

Outre le don financier, ce bienfaiteur a également annoncé faire un don en nature de quantités importantes de denrées alimentaires à l’attention des plus nécessiteux. Ces rations de solidarité comme il se plaît à les appeler se pareront d’un écrin rappelant l’identité du groupe, et avec la mention “Don à titre gracieux du PDG du groupe” sans la moindre mention de l’identité de ce dernier.

Continuant sur sa lancée, il s’est également engagé à ouvrir l’un de ses complexes hôteliers faisant l’objet d’une procédure de liquidation judiciaire afin d’y accueillir les personnes contaminées ainsi que les personnes tombant sous le coup d’une décision de confinement, à titre gracieux bien sûr, mais toujours rappelant le coût que ces derniers auraient payé pour un séjour équivalent en période de haute saison.

Pour conclure, the man of the hour a rappelé qu’un don d’une telle ampleur n’est en rien un caprice de riche, encore moins une tentative de reluire son image, mais un élan patriote et humanitaire qui ne s’est pas fait sans sacrifices. En effet, il a expliqué qu’une telle mobilisation s’est faite au prix d’efforts financiers conséquents et qu’il a dû tailler dans les payes des salariés et des arriérés à régler aux caisses de sécurité sociale pour réunir les fonds nécessaires, tout en rappelant qu’il est de son devoir de soutenir aujourd’hui l’État et les banques publiques qui lui volontiers passé l’éponge sur nombre de crédits et recettes fiscales.

La rédaction

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