La HAICA ne chôme pas. Et pour preuve, la dernière découverte faite par M. Hichem Snoussi, concernant un spot publicitaire que vous avez certainement vu au moins une fois. Il s’agit du célèbre spot : « mechin mechin » spécialement conçu pour accompagner le consommateur durant le match de barrage de l’équipe nationale de football.

Ce spot, et malgré l’apparence certes ennuyeuse mais innocente, se révèle être un dangereux moyen de manipulation de nos jeunes et moins jeunes, déjà fragilisés par le climat socio-économique, les incitant à franchir le cap et à porter les armes pour défendre l’islam dans les contrées lointaines du pays de la chameya.

« J’étais tranquillement assis avec mon fils en regardant le match de la honte, et, entre nous, vous savez, je ne fais jamais attention à ce qu’ils passent, et certainement pas aux entractes publicitaires, et voilà que mon fils me sort la phrase : « papa, je veux y aller », où ça ? ai-je rétorqué, « en Syrie ». Et là c’était le choc. J’ai raconté mon histoire à mes amis, et beaucoup d’entre eux rapportent les mêmes propos tenus par leurs enfants, parfois des gosses âgés de 3 ans. Vous vous rendez compte ? » nous a confié M. Mourad S., qui a immédiatement saisi les autorités compétentes pour rapporter son histoire telle qu’il nous l’a racontée.

C’est à ce moment là que M. Hichem Snoussi, qui avait justement encadré le 3 novembre dernier un atelier technique sur les principes de la publicité, a ouvert une enquête et son navigateur pour visionner le spot, et là, surprise.

« J’avais déjà des doutes sur ce spot, et je comptais le visionner de toute manière, même si nous remercions M. Mourad pour son intervention. Outre son caractère déprimant et assommant (je parle du spot, pas de M. Mourad, vous l’aurez compris – Rires), le fait qu’on le passait encore lundi, soit un jour après la défaite m’avait étonné. Et c’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille. »

En visionnant la vidéo, stupeur ! On tombe sur une image subliminale toutes les 3 secondes, mettant en scène des combattants d’Al-Qaïda ainsi que ceux de Jabhat Annosra en pleine action les kalachnikovs à la main, avec l’inscription « mechin mechin » en rouge, la couleur du sang, tout en bas de l’écran.

 

cokeCoca-Cola et djihad: une alliance improbable

Contacté par notre journal, M. Hammadi Bousbiaa a refusé toute déclaration, argumentant que la SFBT est une compagnie qui n’a pas à se plier aux règles de la Haica, et que « le support et le soutien de Coca-Cola la dispensait de toute allégeance envers un quelconque état ou ses lois ridicules », tout en refusant de commenter.

Le service marketing de la SFBT s’est prêté au jeu des questions réponses et nous a fourni plusieurs explications qui ne seront pas rapportées ici.

Par contre, un responsable de la chaîne de production à l’usine de Grombalia nous a confié : « Ceci s’intègre parfaitement dans la logique du profit sans scrupules. Il s’agit là de viser toutes les tranches de la société. Tenez, d’un côté vous avez la celtia pour ceux qui boivent de l’alcool, et de l’autre les terroristes, les barbus, les femmes et les gosses. Je vous di… »

C’était tout ce que notre envoyé spécial nous a rapporté, les responsables de l’usine l’ayant invité à une séance de dégustation dont il ne s’est toujours pas remis.

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