Convoitise autour de « la Révolution tunisienne pour l’ordure »: Interception d’une embarcation en provenance de Lampedusa

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Le parking face à la station Bab Elassal transformé en décharge improvisée. Crédit photo: Stéphanie Wenger ‏@swengrr

Large de Tunis – Tôt dans la matinée d’hier, un haut responsable des garde-côtes tunisiens a annoncé avoir intercepté une embarcation en provenance de l’île Italienne de Lampedusa. Cette embarcation tentait  parait-t-il d’entrer clandestinement sur le territoire tunisien. Lors de la fouille, la police des frontières tunisiennes a eu droit à une surprise de taille, 358 chats de différentes races, dont 43 chatons et 9 chattes en période gestation, tous dans un état de santé critique.

Transportés immédiatement à l’hôpital militaire vétérinaire de Tunis, les chats ont été accueillis et mis sous étroite surveillance médicale. « Ils ont vécu une des plus terribles expériences de leur vie, certains ont péri déshydratés, alors que d’autres se sont carrément fait manger par leurs accompagnants d’infortune, c’était affreux !» nous affirme le Zoopsychiatre de l’hôpital, l’éminent Docteur Zbaltif El Mokki.

« Il parait que plusieurs chats des pays d’Europe de l’ouest se sont rebellés contre leurs maîtres, et que plusieurs cas de morsures et d’égratignures profondes ont été signalée au nord de la méditerranée. On dirait qu’ils en avaient marre de vivre cloîtrés entre les murs, d’être tripotés tout le temps et de ne manger que du Whiskas jour et nuit, et ce à la guise des maîtres ! »  enchaîne le Professeur, «tout laisse à penser que ces chats ont été subjugués par la réussite totale de la révolution pour l’ordure tunisienne, et ont coordonné ensemble afin d’entamer ce long périple à la quête de la liberté, de l’indépendance et de la dignité» Conclu-t-il.

Sauf que ces demandeurs d’asile ne semblent pas être le bienvenu en Tunisie, puisque quelques milliers de chats locaux en laisse (écrit dessus LPRO*), menés par un hibou aux yeux globuleux et un cristal au bec, se sont rassemblés en peu de temps au pied de l’hôpital en question. A un certain moment, ils se sont tous mis à miauler des slogans hostiles à ces pauvres rescapés, leur faisant comprendre qu’ils sont indésirables ici et qu’ils ne comptent absolument pas partager leurs poubelles, prestigieux fruit de la révolution, avec eux. « Trop de camarades ont péri durant la révolution pour que l’ordure soit étalée de la sorte dans toutes rues tunisiennes, je ne vois pas pourquoi on devrait la partager avec eux ? Qu’on les expulse vers leurs pays !» nous dit le hibou d’un ton ferme.

 

Bicha, membre actif des LPOR.
Bicha, membre actif des LPOR.

Par peur que la situation ne se dégrade davantage, et surtout après les informations parvenues à propos des dizaines d’autres embarcations en direction de nos côtes tunisiennes, un important dispositif de chiens a été mis en place, sous le regard curieux d’une centaine de rats depuis leurs égouts.

Des correspondants lerpessiens vont rester sur place afin de vous tenir au courant de l’évolution de la situation.

 

*Ligue de Protection de la Révolution pour l’Ordure.

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