Un « vilain monument » pour les uns et un « chef-d’œuvre » pour sa sculptrice. Voilà comment est perçue en Tunisie la statue commémorative érigée en l’honneur du poète récemment disparu Sghaïer Ouled Ahmed jusqu’à ce qu’entre en ligne le gouvernement régional de l’Ile de Pâques (Chili)..
En effet, cette sculpture énigmatique vient d’être recensée par une équipe de chercheurs chiliens comme étant la pièce manquante d’une série de statues monumentales de l’autre côté de la planète. « Les techniques sculpturales utilisées, la qualité des finitions et la datation au carbone 14 des ordures entourant le monument nous rappellent les statues maoï réalisées grâce à des outils primitifs qui ont donné un rendu approximatif. Cette statue est bien la nôtre! » Selon un des chercheurs dépêchés en Tunisie. Le Chili a d’ores et déjà envoyé une requête officielle pour la restitution de la statue.
Le gouvernement tunisien a immédiatement réagi en confirmant les résultats de l’enquête et s’est empressé de démonter le monument en promettant de l’acheminer aux frais du contribuable jusqu’à l’Île de ce qui, pour une fois, a été salué par toutes les composantes de la société civile.

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