Selon nos confrères de Mosaïque FM, Wassim Herissi, alias Migalo, aurait été placé en garde à vue au commissariat d’Ariana sans aucune raison apparente. Sous le choc, l’animateur vedette n’en revient toujours pas. Devant le silence des autorités et l’inquiétude de la population face à ce genre d’agissements policiers, LerPesse a décidé de mener l’enquête pour en savoir plus sur cette arrestation plus que douteuse.

Nous avons pris contact avec le policier ayant procédé à l’arrestation, M. Arbi Ejjarw. Ce dernier insiste sur le caractère légal de l’interpellation de M. Herissi : « Ce matin, en allant m’acheter une baguette, je suis passé devant son domicile. Il était en train de s’adresser à un voisin. J’ai tout de suite été interpellé par cette voix. Après, je n’ai fait qu’appliquer les instructions préconisées par mon syndicat en lui assénant une mochta dans les parties intimes avant d’enchaîner avec une clé assez serrée. » explique l’enquêteur.

Il nous montre ensuite les avis de recherche publiés récemment par le ministère de l’intérieur. Et stupeur, Bahta est recherché pour trafic de drogue et sodomie sur adulte consentant.

M. Ejjarw indique cependant qu’il a eu beaucoup de mal lors de la garde à vue de M. Herissi. Durant l’interrogatoire, à chaque fois qu’il giflait Bahta, c’était Migalo qui répondait avec son fameux Oyyyyyy oyyyyyy oyyyyyyy. Ensuite, c’est à Ben Ali, qu’il croyait en Arabie Saoudite, de lui adresser quelques menaces. Le policier n’en croyait pas ses yeux. « Au bout d’un moment, même Moncef Marzouki, s’est invité à l’interrogatoire, il criait « bonté divine » à chaque gifle reçue ! » Confie l’enquêteur au bord des larmes.

Ainsi, le policier raconte avoir entendu, entre deux bons daoudis, la voix de Mokhtar Tlili : « Saybou yaw7am bouk yahou ghouwab sghiw, saybou yahou fawkh foukéhi, yezzih khalli ywawwa7! »

Mais ce qui a traumatisé  M. Ejjarw, c’est indéniablement l’intervention du président de la république M. Béji Caïd Sebssi qui a tenté de lui expliquer avec, des mots simples, son dépassement du quota de gifles prévu par la loi. Le fonctionnaire d’État s’est alors mis à lui faire des baise-mains en s’excusant du tort qu’il a pu lui causer.

L’affaire s’arrête donc là pour Migalo euh Samanta euh Wassim qui s’en sort avec quelques bleus, mais Bahta, par contre, reste toujours activement recherché par la police nationale.

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