Le voleur d’œufs « bio » qui sévissait à Bizerte depuis plusieurs semaines aurait été appréhendé samedi et mis en examen pour « enlèvement de coqs à un état très primaire de constitution » et « outrage aux symboles nationaux d’un pays ami », a-t-on appris de source policière.

L’auteur présumé du délit est un militant de 38 ans déjà condamné à deux reprises en France, en 2005 et 2009, à des peines de prison de deux ans et trois ans respectivement. Dans les deux cas, il était poursuivi pour outrage aux symboles nationaux ; il avait en effet moqué la tradition française en 2004 en mettant en vente la peau d’un ours polaire avant de le tuer et avait récidivé en 2009 en mélangeant clandestinement les torchons et les serviettes.

Pour pousser le suspect à se démasquer, les services secrets avaient lâché des bœufs dans les rues du quartier, mais l’homme n’avait pas cédé à cette provocation, déclarant à qui voulait l’entendre : « Qui vole un œuf … a faim ! ».

Le président tunisien présente ses excuses

Ce nouveau méfait a suscité une vive émotion en France. Lors de sa dernière visite à Paris, M. Béji Caïd Essebsi a exprimé ses regrets quant à cette affaire. Durant le dîner officiel, il a présenté des excuses à François Mitterrand, lequel, magnanime, a rapidement passé sur le sujet, préférant consulter son homologue sur les problèmes de prostate.

M. Caïd Essebsi a en revanche décliné toute responsabilité de l’État tunisien, rappelant que le suspect présumé, qui aurait dû purger un an de réclusion à Tunis – pour avoir professé que « la3zouza illi hazha il wed » criait « au secours ! » et pas du tout « il3am 3am saba » -, avait vu sa libération accélérée sous la pression des organisations françaises de défense des droits de l’Homme, pilier de notre justice indépendante.

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