Face au feu de critiques relayées par Amnesty International sur les conditions esclavagistes des ouvriers philippins chargés de la construction des équipements qui accueilleront la Coupe du Monde 2022, le Qatar se tourne vers le Grand Maghreb, et plus particulièrement vers la Tunisie, pour se procurer de la main-d’œuvre.
Selon une source bien informée, une réunion se serait tenue au siège du parti Ennahdha, à Montplaisir, entre le cheikh Rached Ghannouchi, son gendre Rafik Bouchleka, le ministre de la culture Qatari, sa femme et le petit prince, réunion au cours de laquelle le Qatar a proposé de régler la dette de la Tunisie en échange de 20 000 ouvriers tunisiens.
Après avoir étudié les termes du contrat, Majless Choura a jugé l’échange raisonnable, surtout dans la conjoncture actuelle de dévalorisation du citoyen tunisien sur le marché de gros, estimant néanmoins nécessaire de rappeler, à propos des 20 000 ouvriers vendus au kilo, que « nous ne reprenons ni échangeons les articles soldés ».
Il a été également question d’une faveur concernant la qualification d’office de l’équipe nationale tunisienne à la Coupe du Monde 2022, mais Tamim Ben Hamad Al-Thani a usé de son droit de veto, dénonçant la grosseur de l’arnaque – tout en promettant de « voir ce qu’il pouvait faire » pour cette même équipe lors des prochains Jeux paralympiques.

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