L’annonce de la création de la commission pour la réforme de l’administration avait fait plaisir à plus d’un. En effet, tous, un jour où l’autre, avons eu affaire à ces demandes de paperasse incongrue, à ces coups de tampons qui n’en finissent pas, à ces visites de bureaux qui se suivent et se ressemblent, à tous ces « erja3 rodwa », « Inchallah » et autres joyeusetés qui nous font osciller entre le désir de meurtre et la supplication la plus indécente à l’égard du fonctionnaire de qui notre vie/entreprise/salaire/enterrement/voiture dépend.

L’un des défis majeur auquel s’est confronté le gouvernement est cette réforme de l’administration. Seulement, il n’est pas forcément évident de réussir à arrêter de l’intérieur ce cauchemar bureaucratique d’inspiration bolcho-française.

Pour preuve, la nouvelle mésaventure de cette commission qui se retrouve bloquée parce qu’il manque un formulaire que doit signer le chef du gouvernement. Or ce formulaire, nécessaire de par la loi 1907-42/7625 datant du protectorat, n’existe plus depuis qu’une partie des archives du TBTAOCEDGVRIA a brûlé en 1962 (le troisième bureau des tracasseries auxiliaires à l’ouverture d’une commission exécutive dépendante du gouvernement et visant à la réforme interdite de l’administration).

Du coup, la commission est dans l’impossibilité légale de se voir reconnue. Toutefois, une demande de dérogation exceptionnelle a été faite au GBEA (grand bureau des emmerdeurs administratifs). Inchallah, elle sera acceptée.

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