La clé USB contenant la dernière version de la constitution a été dérobée

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Grosse frayeur à l’assemblée, la clé USB, qui contient la dernière version de la nouvelle constitution qui vient d’être adoptée, a été dérobée.
C’est le président de l’assemblée Mustapha Ben Jaafer qui a annoncé cette triste nouvelle, à peine vingt minutes après les scènes de liesses célébrant l’adoption de la nouvelle constitution.

Suite à une investigation menée conjointement par Habib Khedhr et Karima Souïd, il s’est avéré que c’est en réalité le député Mongi Rahoui qui aurait volé la clé USB. En effet, c’est après des aveux obtenus sous la torture –activité bientôt élevée en tant que sport national par le ministère de l’intérieur et des sports – que les députés ont su que leur collègue désirait en réalité modifier le document Word de la constitution puis remettre la clé là où elle était.

Selon nos sources, les articles incriminés que Mr Rahoui souhaitait modifier sont les articles 1 et 6 (Le premier définissant les principes fondamentaux de la République Tunisienne et le sixième portant sur la liberté de conscience).

La réaction des députés ne s’est pas fait attendre :

« C’est normal, c’est un mécréant. » nous dit Habib Ellouze
« Crucifiez-le ! » se permet Sadok Chourou en s’adressant à un groupe de fans attroupés autour de lui.
« C’est une honte d’essayer de modifier une belle constitution qui autorise enfin la binationalité au président de la république ! » a déclaré une députée qui a souhaité garder l’anonymat.
Le président de l’assemblée nous a donné un peu plus de détails :
« Avant qu’on ne la retrouve en la possession de Si Rahoui, j’avais cru avoir fait tomber la clé USB alors que je me déplaçais dans l’hémicycle pour féliciter l’ensemble des députés, ce qui a provoqué la scène de liesse générale que vous avez vue ; les députés étaient ravis à l’idée de tout reprendre à zéro, non sans revoir à la hausse leurs indemnités en prévision de l’inflation des trois prochaines années. »

Quant à l’intéressé, il a préféré plaider la folie, avant de lâcher un dernier mot à notre reporter présent à l’hémicycle :
« Vous savez, les articles étaient tellement ambigus, tellement contradictoires que j’ai agi sans réfléchir, comme par instinct. J’ai voulu éviter de rajouter une couche de schizophrénie à notre peuple. »

Des propos qu’on ne peut que juger blessants et diffamatoires envers notre saine société.

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