La brigade mobile de Bab B’har a dû intervenir hier soir à l’avenue H. Bourguiba suite au désagrément causé par un individu, visiblement en état d’ébriété avancé. Ce sont les riverains et les passants qui ont averti les forces de l’ordre. L’homme, assis à la terrasse d’un café,  a commencé par marmonner des chants à la gloire des martyrs et des blessés de la révolution, chose qui a énormément gêné les gens attablés autour de lui. Malgré les menaces du gérant de l’établissement, il va encore plus loin: il évoque « les objectifs de la révolution » , ou encore « la dignité des blessés de la révolution et de leurs familles ».

L’homme a été emmené au poste comme le veut la procédure d’usage. Procédure respectée à la lettre par les agents de l’Etat qui lui ont arraché ongles et sourcils.

Les autorités tunisiennes ont très vite réagi via un communiqué du ministère de l’intérieur qui « déplore la propagation de ce phénomène »  et se dit « inquiet et dubitatif » car cet incident survient à un moment crucial de la stratégie de l’Etat par rapport au traitement des blessés et des familles des martyrs.

D’après des sources sécuritaires, l’individu  est connu par les services de police, notamment pour des faits de type « participation à des événements ayant conduit à la révolution » . Il a été transféré au centre de détention de Bouchoucha en attendant son procès. Il risque la peine capitale: assister à l’émission Tunivisions live de Nizar Chaari.

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