“Mn**ka aaleyya” tels ont été les premiers mots de Rostom, 25 ans gérant d’une salle de jeux, au micro de notre envoyé spécial qui l’a rencontré ce matin à sa sortie du poste de police.

Le jeune homme vient de passer 48 heures en garde à vue suite à une plainte déposée par Mme N., une internaute résidant à la principauté de La Marsa, qui l’accuse de harcèlement sexuel et d’exhibitionnisme. Elle affirme avoir reçu sur Messenger, une photo du sexe de l’inculpé, quelques minutes seulement après avoir accepté sa demande d’ami. Son procès est prévu pour la fin de l’année.

“ La plaignante était dans mon viseur sur Facebook depuis un bon moment… Cela fait 3 ans que je lis ses statuts de façon systématique. Je connais ses plus grands rêves, ses peurs les plus profondes, ses qualités, ses défauts, ses amis, ses passions, sa famille, son travail… J’ai scruté ses photos pendant des heures et des heures. Je suis follement amoureux d’elle, c’est la femme de ma vie!” nous confie Rostom entre deux soupirs. Il poursuit : “Dès que ma dulcinée a accepté mon invitation FB, j’ai tout de suite pris une photo de mon zgueg et je la lui ai envoyée. Moi les “rou7i”, “a3zizti”, “on va au Palmarium?”, “on se partage un Danao?” “tochrbi express?”, “tékhdhini”, “zinek walla zine el abidine?” je n’y ai jamais cru, c’est pour les nuls et les fragiles!”

Malgré sa mise en examen, Rostom estime qu’ il n’a rien à se reprocher. Il réfute toutes les accusations et invoque l’argument de la liberté d’expression : “Je n’ai fait qu’exprimer à mon amoureuse les sentiments que je lui portais. Ce n’est un secret pour personne que la justice en Tunisie est gangrenée par la corruption. Ce pays tue sa jeunesse.”

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