Durant ces derniers jours de réception de candidatures de nombreuses méprises se sont produites provoquant des quiproquos assez amusants. Ainsi, Lotfi A. nous a expliqué qu’alors qu’il se rendait à son rendez-vous hebdomadaire chez le psychiatre, il s’est retrouvé sur un tout autre canapé, le canapé des candidats à la Présidence tunisienne.

« Finalement, cela ne me dérange pas. Je vais jouer le jeu ; après tout, mon psy me dit que j’ai le syndrome du dictateur domestique, je pense que cela me qualifie tout à fait pour le poste », nous a-t-il confié, sûr de lui.

Jamel B.T., lui, se rendait sur son lieu de travail – le tournage d’un film X – et s’est également trompé de canapé. Le voilà propulsé sous les feux de la rampe d’une manière inattendue : « Vous savez, mon métier consiste à entuber tout ce qui bouge, alors vous vous imaginez bien que ce poste-là me conviendra tout à fait ; je continuerai à faire la même chose, mais en étant mieux payé », nous explique-t-il, jovial.

Mais le cas le plus étonnant est celui de Adly A. Cet homme de 35 ans allait simplement déposer une plainte et il s’est trompé de file d’attente ce qui l’a amené à se retrouver dans la course à la Présidence. Bonhomme, il nous a dit que cela l’avait d’abord beaucoup amusé, avant qu’il ne réalise que, s’il gagnait, il n’aurait plus besoin de porter plainte et qu’il enverrait les policiers faire justice pour lui.

Lerpesse souhaite bonne chance à tous ces candidats du hasard. Une chose demeure certaine, ces élections n’ont pas fini de nous apporter leur lot de surprises.

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