En effet, Mouhieddine Mahroug, père de famille quadragénaire s’est donné la mort par immolation dans la nuit de lundi à mardi. En attendant le rapport d’autopsie, la police judiciaire a entendu Charrada Louhibi, veuve du défunt, qui a fini par tout avouer après des heures d’interrogatoire.

D’après elle, tout s’est enchaîné alors que le couple regardait un débat politique sur Hannibal comme tous les soirs. A un moment donné, le défunt avance la théorie selon laquelle une alliance ne serait pas à exclure entre Bahri Jelassi et Yassine Brahim afin se partager le pouvoir. Surprise par cette affirmation, l’épouse rit avant de commettre l’irréparable: traiter son époux de Mezri Haddad.

Etant donné l’ampleur de l’injure, le défunt a perdu le contrôle de lui même, cédant à une hystérie d’une rare intensité, avant de se diriger vers le garage où il s’est servi d’un bidon de gasoil de contrebande pour s’asperger puis s’immoler. Fort de ces aveux, le parquet du Tribunal de Grande Instance du Kef, s’apprête à poursuivre l’épouse pour incitation au suicide. A ce propos, le juge d’instruction ayant mené l’interrogatoire insiste sur la nécessité de criminaliser le fait de traiter autrui de Mezri Haddad, exhortant l’ANC à faire le nécessaire pour qu’une telle infraction soit légalement répréhensible.

De son coté, Mezri Haddad s’apprêterait à poursuivre la femme de 38 ans en diffamation et le défunt en dommage-intérêts. Il aurait envoyé un huissier de justice au domicile de celui-ci afin d’effectuer une saisie sur ses biens personnels. Deux paquets de sel de mer et une bouteille de vinaigre auraient été saisis.

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