Il se fait agresser pour avoir laissé traverser une vieille dame

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Sous contrat avec une boîte de télécommunication depuis trois ans, Hamadi M., un jeune ingénieur de 29 ans, venait de réaliser un de ses rêves : s’acheter sa voiture. En sortant de chez le concessionnaire, les clés de sa belle « cha3biya » à la main, tout content et fier de lui, il s’était juré d’avoir une conduite irréprochable.

Mais tout va basculer pour Hamadi dès son premier trajet au volant de sa nouvelle voiture, lorsqu’il rentrait chez lui pour partager son bonheur avec son épouse.

Ses ennuis commencent au Bardo, au carrefour devant l’Assemblée, où le jeune inconscient s’arrête au feu rouge. Les klaxons fusent, mais Hamadi persiste à attendre le feu vert pour passer.

Deux kilomètres plus loin, au niveau du rond-point de Bab Saadoun, Hamadi ralentit, puis s’arrête pour céder le passage à une voiture (un taxi, qui plus est) engagée dans le rond-point. Il se fait insulter, comme on pouvait s’y attendre, mais garde le sourire car l’euphorie de conduire son propre bolide ne s’est pas encore dissipée.

C’est en arrivant au niveau d’El Kasbah que tout bascule : Hamadi aperçoit sur le trottoir, au niveau d’un passage pour piétons, une dame âgée qui n’arrive pas à traverser, bloquée par le flux interrompu des voitures. Dans un moment d’égarement, il décide de s’arrêter pour laisser la vielle dame passer. Et là, c’est le drame ! Deux hommes bondissent de la voiture qui a pilé derrière lui ; voiture qui avait le même trajet que Hamadi et qui était bloquée derrière lui depuis le Bardo.

Légitimement révoltés, les deux hommes s’en prennent d’abord à la voiture en brisant les vitres arrière. Le jeune ingénieur sort à son tour et c’est là que le premier coup de poing part. Sonné, Hamadi se retrouve à terre, les deux hommes se ruent sur lui à coup de pieds avant de repartir dans un vacarme indescriptible, les voitures de derrière étaient en train de klaxonner pour passer.

Quinze minutes plus tard, la police arrive sur les lieux. Hamadi commençait à reprendre ses esprits lorsque deux agents du poste de Bab B’har lui ont dressé une contravention pour stationnement interdit.

En apprenant que le verbalisé est ingénieur, les gardiens de la paix font preuve d’une grande compréhension et négocièrent avec lui pour faire sauter le PV.

Arrivé chez lui ensanglanté et la voiture défoncée, le malheureux explique à sa femme toute l’histoire. Cette dernière lui répond « Et bein tu avais qu’à ne pas faire le malin sur la route ! »

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