A l’approche d’Halloween, fête américaine inspirée du quotidien tunisien, nombre de nos compatriotes commencent à se prêter au jeu des déguisements et d’extorsion de bonbons sous la menace de cris insupportables de gamins arrogants selon la tradition de cette fête mythique.

En effet, le marasme actuel n’a pas empêché grands et petits de rivaliser de créativité pour confectionner leurs propres déguisements censés effrayer les plus récalcitrants et les pousser à faire don de quelques sucreries à de petits garnements pas encore atteints de diabète.

Après le concept de Hallaloween lancé en 2012 par de jeunes salafistes faisant le tour des quartiers en djellabas synthétiques et les lunettes opaques rouges/pistaches commercialisées par les militants CPR, la mode de cette année est plutôt pour les masques en loi de finances 2018 réalisés dans les ateliers du ministère des finances en adéquation avec les pires phobies imposées aux tunisiens.

« Des inconnus en costumes qui viennent te taxer des biens sans raison apparente, c’est ça l’esprit d’Halloween et de la loi de finances ! » s’exclame Mohsen Kembiel, commerçant à Tunis, qui salue cette mise en condition préparant les descentes des agents du fisc à partir de janvier 2018 dans tous les commerces, cabinets ou ateliers déclarés du pays.

Seule ombre au tableau, l’indifférence et le manque de réactivité de quelques contrebandiers qui n’ont pas saisi la portée symbolique du masque phare de ces festivités.

La Rédaction.

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