Le gouvernement exhorte les policiers à entrer en grève pour faire baisser le taux de corruption

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    Afin d’endiguer le problème de la corruption qui sévit en Tunisie depuis l’arrivée de la Reine Didon à Carthage il y a 3000 ans, le gouvernement tunisien ne cesse d’imaginer des mesures aussi drastiques que réalistes basées sur des études approfondies réalisées sur le terrain.

    Une étude réalisée par l’observatoire national de la corruption montre qu’une baisse spectaculaire des taux de corruption a été observée lors de la dernière grève des policiers janvier dernier. Se basant sur cette étude, le gouvernement n’a pas tardé à agir et à réclamer au syndicat des forces de l’ordre d’organiser une grève générale d’au moins trois jours et ce dès que possible pour rétablir la confiance des Tunisiens, et améliorer les notes du pays dans le prochain rapport de Transparency International.
    « On ne pouvait pas leur demander de ne plus toucher de pots-de-vins! Restons humains tout de même! » Nous a confié Mohsen Khammous, à l’origine de cette initiative, avant de rajouter « De toute façon, les crimes élucidés, les produits de contrebande saisies et les contraventions signées se réduisent à peau de chagrin, on peut donc aisément se passer de la police pour une bonne partie du mois de Ramadan. »

    Cette « grève obligatoire » a été saluée par le syndicat qui espère en tirer, en plus d’une baisse de la corruption, une augmentation des salaires et plus d’impunité pour les forces de l’ordre comme ça a été le cas après les précédentes grèves. Espérons que cette mesure révolutionnaire puisse aider la Tunisie à garder le taux de corruption le moins élevé du Club des 5 (Tunisie, Somalie, Nigéria, Centrafrique et Liberia) ce qui constitue une fierté pour le pays.

    La Rédaction

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