La vague de catastrophisme qui a suivi l’annonce du maintien de la grève générale de ce jeudi vient subitement de s’estomper après la publication d’un rapport sur la fluctuation de la productivité de cette journée chômée dans le service public.

Selon ce rapport, cette journée de grève n’aurait aucun effet sur la productivité du fonctionnaire tunisien qui, avec huit minutes travaillées en moyenne les jours ouvrables, ne porterait pas préjudice au bon déroulement des services offerts par l’administration nationale.

En effet, ces 8 minutes perdues seraient complètement compensées par le coût de l’éclairage et de la climatisation/chauffage nécessaires au confort du gréviste moyen ; « si l’on rajoute le coût du papier, de l’encre, de la chasse d’eau, des stylos mordillés ou autres chaises malmenées, on se fait même un petit bénéfice en cas d’absence collective de nos valeureux fonctionnaires ! » Renchérit Mohsen Beylic, expert en biens publics et premier défenseur des grèves hebdomadaires tant décriées par les économistes du FMI.

Une grève placée, donc, sous le signe de la productivité et de l’efficacité qui a réjoui les automobilistes satisfaits qu’autant de fonctionnaires n’aient pas pris les routes ce matin, fluidifiant ainsi la circulation et permettant aux Tunisiens d’économiser des milliers de dinars en carburant.

La Rédaction

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