Grève des djihadistes tunisiens en Syrie

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Les djihadistes tunisiens en Syrie entrent en grève.

C’est une information exclusive que vous livre aujourd’hui Lerpesse.

Des problèmes de logistique

Selon nos sources au sein de l’opposition syrienne, les djihadistes tunisiens auraient initié ce 8 décembre 2013 au matin une grève illimitée et sans préavis, refusant de se rendre sur le champ de bataille.

Interrogées sur les motifs de cette grève sauvage, nos sources ont évoqué des « soucis répétitifs » concernant les machines à café dans les camps djihadistes de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Les mouvements de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) près des frontières turques, notamment dans la région d’Alep, et près de la frontière libanaise (Homs) sont à l’origine de ces « soucis ».

L’AAS ayant plutôt bien manœuvré, les approvisionnements en café, lait, sucre et gobelets en plastique se sont montrés sporadiques voire parfois inexistants, ce qui a fortement déplu aux tunisiens de l’ASL qui ont vite montré les crocs, et se sont empressés de demander à leur hiérarchie de régler ces problèmes de logistique, en vain.

L’incompréhension des collègues djihadistes

« Je ne comprends pas les tunisiens. Nous les turcs, nous aimons aussi le café. Mais je suis venu ici pour faire le Djihad contre le régime chiite d’Al-Assad. Alors si je ne bois pas mon café le matin, ce n’est pas vraiment grave. Beaucoup de gens ici ne comprennent pas leur attitude. C’est désespérant. » a ainsi déclaré un combattant turc de l’ASL, Fetih Gürüm, Abou Ibn Istanbul de son nom de guerre.

Quelques tentatives de négociation ont été menées pour pousser les tunisiens à revenir au combat, mais elles se sont montrées inefficaces. On aurait même fait venir un négociateur chevronné d’un grand pays occidental, qui n’a pas réussi à convaincre les grévistes. Ce négociateur aurait confié à un confrère journaliste français qu’à chaque fois qu’il tentait de communiquer avec eux, ils se mettaient à hurler des slogans tels que « no direct no jihad, viva Bachar Al-Assad », ou alors « we want capucin, we want capucin », s’exprimant en anglais afin de se faire comprendre du plus grand nombre de combattants possibles.

D’après ce confrère français, le négociateur n’avait jamais vu ça en 19 ans de carrière : « j’ai négocié avec des terroristes, des preneurs d’otage, des sociopathes, … On m’a demandé des avions, des hélicoptères, de l’argent liquide. JAMAIS je n’ai eu à négocier avec des gens qui voulaient simplement un café. J’ai quand même essayé de faire mon travail le plus consciencieusement possible, mais visiblement j’ai échoué ».

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