Alors qu’il marche inexorablement sur les pas du stade tunisien, le dinar semble bien armé pour aller encore plus loin. En effet, loin de respirer la forme depuis la sainte révolution du 14 janvier 2011, la monnaie tunisienne semble avoir passé la vitesse supérieure puisque si l’on se fie au taux de change actualisé, un dinar s’échangerait contre 41 centimes d’euro, soit son plus bas niveau de tous les temps. Loin de se satisfaire d’une telle prouesse, et bien décidé à repousser les limites de l’horreur, notre dinar national s’évertue à poursuivre un déclin aussi fulgurant que silencieux, sans doute pour ne pas gêner la sieste de Chedly Ayari.

Après plusieurs jours à squatter la file de gauche de l’autoroute des abysses, le dinar s’arrête sur une aire de repos afin de reprendre des forces. Par le plus grand des hasards, il y croise François Hollande, Président de la République Française de son état, faisant escale sur place en attendant de transformer ses 11% de cote de popularité en un taux négatif.

Autour d’un Flamby, les deux professionnels du saut sans élastique n’ont pas manqué de se féliciter mutuellement de leurs récentes performances, se promettant d’étudier les pistes de collaboration, d’intensifier les échanges de savoir-faire et le transfert bilatéral de compétences “afin de s’engager durablement et main dans la main sur la voie du déclin” selon les propos du chef de l’État français. Mesure que les deux parties se sont empressées de concrétiser, décidant de reprendre la route en covoiturage.

Quittant les lieux au pas de course suite aux messages de plus en plus pressants de Khaled Chaouket et Manel Amara -déjà arrivés à bon port- les deux compères se sont équipés de quelques pelles avant de reprendre la route, après avoir pris sur la banquette arrière le moral des Tunisiens qui faisait de auto-stop à l’entrée de l’autoroute.

La rédaction

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