Fête des mères : Elle rédige un statut émouvant à l’attention de sa mère, et regrette que celle-ci n’ait pas de compte Facebook

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Comme tous les ans, le dernier dimanche du mois de mai est toujours spécial pour Ibtihel, jeune lycéenne de 16 ans. En effet, depuis qu’elle est inscrite sur Facebook, la native de la cité Rommena III redouble chaque année d’efforts pour célébrer les mères à l’occasion de leur fête. “C’est le moins que je puisse faire pour exprimer ma gratitude envers celle qui m’a mise au monde!” nous dit-elle, des trémolos dans la voix.

Cette année, Ibtihel a mis les bouchées doubles en partageant la chanson “Sitt el Habeyeb”, copiant/collant plusieurs citations depuis le site mon-poeme.fr, et en consacrant tout un album photo à la gloire de sa mère, l’agrémentant de plusieurs photos de cette dernière. On y trouve pêle-mêle les photos de la quadragénaire passant la serpillière, sortant les poubelles, ou encore s’affairant à nettoyer des abats, “C’était l’aïd de l’année dernière!” Lance l’adolescente, toute enjouée.

Bien entendu, Ibtihel ne manque pas de taguer toutes ses amies sur les photos, moins pour exhiber la complicité qu’elle a avec sa mère, nous confie-t-elle, que pour rappeler à ses amies de rendre hommage à leurs mères, avant de fulminer: “Tous les enfants ne sont malheureusement pas comme moi! Nombreux sont ceux qui oublient complètement cette date! Je ne comprends pas!”.

Alors qu’elle nous montre toutes les photos de l’album une à une, la jeune fille ne peut s’empêcher de déplorer le fait que sa génitrice ne soit pas inscrite sur le réseau social, se demandant, exaspérée, comment on peut ne pas y être en 2016. Tout d’un coup, la connexion internet coupe alors qu’elle s’apprêtait à charger une nouvelle salve de photos. Verte de rage, Ibtihel sort de la chambre comme une furie. Visiblement contrariée par la coupure internet, elle s’offusque en demandant quelle connasse pourrait bien arracher le câble de la box en faisant le ménage, avant de nous retrouver pour reprendre le chargement, en fredonnant Sitt el Habeyeb.

La rédaction

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