Dégoûtée par une faute de conjugaison, elle plaque tout et s’en va au Djihad

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A l’insu de son plein gré, LerPesse vient de servir une cause peu glorieuse. Gagnée par le dépit, elle fait part de son dégoût sur un réseau social (photo ci-dessous), avant de tout plaquer pour répondre à l’appel des djihadistes en Syrie, à la surprise générale de son entourage, notamment son compagnon qui préparerait une grande fête pour célébrer l’événement.

Le commentaire en question.
Le commentaire en question.

Animée par le zèle qui fait sa réputation, la rédaction de Lerpesse a décidé d’aller à l’investigation afin de mieux déterminer sa responsabilité dans cette sombre affaire et, le cas échéant, faire amende honorable.

Afin de tirer les choses au clair, il fallait s’adresser à la fine fleur des experts en littérature française. En la matière, il est difficile de trouver mieux que son éminence Hammadi Jebali qui a daigné éclairer notre lanterne avec son habituelle sollicitude.

L'insistance de Mme "S.M".
L’insistance de Mme « S.M ».

En l’occurrence, dans le titre « Il s’immole par le feu après que sa femme l’ait traité de Mezri Hadded« , plus loin que la funeste citation du personnage, il convenait de déterminer la pertinence de l’usage du subjonctif après l’expression « après que ».

A cette question « fort épineuse »et « techniquement ardue » de l’aveu même de notre linguiste du jour, Monsieur Jebali rappelle dans un premier temps la règle interdisant l’usage du subjonctif dans pareille tournure de phrase, justifiant ainsi l’urticaire contracté par la néo djihadiste. Néanmoins, il ne manque pas de souligner que « le fait de se borner à appliquer la règle de manière aussi stricte reviendrait à occulter l’évolution de langue française tout au long du siècle dernier, de sorte à tolérer puis admettre ce qui était formellement prohibé quelques décennies auparavant. Une démarche somme toute inhérente à toute langue vivante. » Pour illustrer le propos Monsieur Jebali va jusqu’à citer Mauriac et Camus parmi les auteurs ayant fait appel au subjonctif dans pareille situation.

Avec une passion difficilement dissimulable, notre brillant interlocuteur nous éclaire davantage sur le houleux débat ayant eu lieu autour de cette même question entre Philippe Deschamps et Rodrigo Reyes en décembre 1995, l’un et l’autre soutenant des avis diamétralement opposés, avant de conclure en disant que « malgré les divergences, la controverse est toujours restée courtoise entre les deux écoles.« 

Entre temps, notre francophile offusquée, qui se fait désormais appeler Om’ Molière, ferait des prouesses en Syrie, se découvrant une vocation toute naturelle pour le djihad, au moins jusqu’à la prochaine faute de conjugaison commise par son mentor Abou Kouhafa.

1 COMMENT

  1. C’est petit, et ça sent la délation quand même, mal à l’aise en lisant cet article. Vous auriez pu régler vos comptes entre vous.

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