Facebook : Elle like trois de ses statuts sans envisager de coucher avec lui

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LerPesse remercie l'auteur anonyme de cette œuvre.

« La première notification est arrivée peu après 11 heures, se souvient Karim. Elle venait d’une fille que je ne connaissais pas et qui réagissait à mon statut sur les résultats des élections municipales au Guatemala. Un brin de vanité masculine m’a poussé à faire défiler ses photos, mais attention, juste histoire de coller une gueule sur un like et nullement par voyeurisme… Elle était tout à fait potable. »

Deux likes inquiétants

Karim, emporté par son élan de facebooker qui réussit ses statuts (12 likes pour le dernier), récidive avec une analyse pointue du conflit israélo-palestinien, en ces mots : « Je pense que la division des peuples n’est pas bonne pour l’humanité ». Et là, incroyable … un second like en moins de 24 heures !
« C’était un dimanche avec interruption du championnat, je ne peux pas l’oublier, car ces dimanches sont longs et cette admiratrice avait égayé ma journée, » se remémore le jeune homme. « Le moment était venu pour moi de concrétiser ces deux likes en une relation tangible entre un penseur et son admiratrice. »

Le troisième like : le like de trop ?

« Le lundi matin, je venais de poster sur ma galère pour stationner dans le centre-ville, comme tout facebooker qui se respecte, quand j’entends le son d’une notification. Je savais que c’était elle ! »

Passage à l’acte et déception

« Pour moi, c’était clair : cette fois, elle voulait passer à l’étape horizontale. Ce qui me paraissait tout à fait normal, vu la pertinence de mes analyses politiques et la finesse de mes statuts sur la vie quotidienne. »
« Je l’interpelle donc par messagerie privée et lui demande si elle est libre pour un café. Un « vu » me glace sur place ! Mettant cela au compte d’un bug de Facebook, j’insiste. Mais rien ! »

La photo de Kannou et le commentaire du désespéré

« J’étais moi-même enthousiaste à l’idée qu’une femme puisse diriger le pays. Quand elle a posté la photo de Kannou, je me suis empressé de commenter en ces termes : « J’adore le juge et la femme ». Sa réaction a été immédiate : Commence alors par dire la juge. »
Karim ne comprend vraiment pas ce qui a pu arriver à cette fan inconditionnelle de ses statuts. « C’était pourtant évident pour moi. Trois likes, ce n’est pas rien. Vous en conviendrez, vous qui êtes journaliste, n’est-ce pas ? »
Mon professionnalisme a pris le dessus lorsque, pour répondre à Karim, j’ai lâché un « Ça dépend… » dans la ligne de notre rédaction.

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