Les récentes polémiques sur la course à la Primature ont fait remonter à la surface une rivalité qui l’était beaucoup moins : celle qui existe entre Béji Caïd Essebsi et Ahmed Mestiri.

Les observateurs de la chose politique et les spécialistes de l’histoire font remonter cette rivalité aux années 70, lors de l’abandon de Béji Caid Essebsi du navire MDS (Mouvement des Démocrates Socialistes, fondé par Ahmed Mestiri) et son retour dans le giron du PSD (Parti Socialiste Destourien, parti au pouvoir à l’époque et ancêtre du RCD). Mais voilà qu’en enquêtant davantage sur les relations peu cordiales qui lient les deux hommes, nos journalistes ont découvert la vraie raison de cette animosité.
En effet, une source proche des familles Caïd Essebsi et Mestiri, qui a requis l’anonymat (O.A), affirme que Béji Caïd Essebsi n’est autre que le demi-frère (illégitime) d’Ahmed Mestiri. L’histoire remonte à l’année 1925, Taher Mestiri dont la femme est hospitalisée depuis des mois suite à un accouchement difficile, s’éprend d’une amie de la famille, Jalila Caid Essebsi. S’en suit une aventure passionnée qui débouchera sur la grossesse de Mme Caid Essebsi. Elle accouchera, l’année d’après au mausolée de Sidi Bou Saïd, probablement pour se déculpabiliser, d’un enfant. Bien entendu, le père n’en saura jamais rien.
Presque un demi-siècle plus tard, le 21 janvier 1970, Ahmed Mestiri et Béji Caïd Essebsi sont exclus du PSD pour avoir critiqué le système du parti unique instauré en 1963 et pour avoir demandé des réformes démocratiques. Les deux hommes décident de créer un nouveau parti et semblent sur la même longueur d’onde. Mais voilà qu’un événement viendra tout gâcher. Depuis qu’il a été lâché par le système, l’avocat qu’est Maître BCE ne voit plus les clients se bousculer au portillon de son cabinet. Les finances étant en berne, il se décide à vendre certaines de ses innombrables propriétés. En déménageant les affaires de l’une d’elles, une magnifique résidence d’été à Hammam Lif, il découvre une série de correspondance entre sa mère et Tahar Mestiri. Et là, tout son monde s’écroule. Il décide d’en parler à son « nouveau » frère qui lui annonce qu’il était au courant et qu’il vaudrait mieux faire comme si de rien n’était. Depuis, les hommes ne se parlent plus.
Et voilà que notre pays est l’otage d’histoires familiale, notre équipe n’a qu’un mot : affligeant !

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