Dans un communiqué publié la semaine dernière, le ministère de l’Environnement et du développement durable a annoncé la signature d’un accord de coopération entre la Tunisie et la Suède dans le domaine environnemental.

Cet accord prévoit la réintroduction de quelques espèces disparues dans l’écosystème suédois, fragilisé par des années de gestion douteuse des déchets. En Suède, le recyclage industriel a ainsi décimé la population de poubellidés, une espèce qui prolifère en Tunisie depuis une cinquantaine d’années et qui n’est pas près de disparaître, protégée qu’elle est par l’action conjointe de l’État et des citoyens, soucieux de préserver les richesses naturelles du pays.

« C’est un pari risqué que nous faisons là, nous a confié Néjib Derouiche, le ministre tunisien. Les Suédois, sous l’influence de quelques croyances désuètes, ne sont pas encore prêts pour la cohabitation avec les sachets plastiques. Mais nous allons mettre en place un suivi de la reproduction de l’espèce dans un écosystème hostile. C’est pourquoi le processus commencera par la réintroduction d’un couple de Mercatum Centrum, une sous-espèce de sachets plastiques difficile à chasser et capable de s’adapter aux conditions climatiques les plus extrêmes. »

Des chercheurs suédois étudient déjà depuis des années l’adaptation des sachets plastiques à l’environnement en Tunisie, l’espèce étant la seule présente dans tous les parcs, municipaux, régionaux et nationaux, à l’état sauvage ou domestiqué. Cette prévalence s’explique par des conditions idéales de prolifération, assurées conjointement – fait assez rare pour être mentionné – par l’Homme et la nature.

Une belle histoire tunisienne !

 

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