Sexualité : l’expression « Enti ki khouya » à l’origine de plus de 72% des cas d’impuissance !

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Les festivités inhérentes à la période de fin d’année sont souvent propices à la conception d’enfants. Un postulat que les statistiques semblent corroborer, puisqu’une récente étude menée par le très sérieux INS révèle une explosion de la natalité au début du mois de septembre (+69 % par rapport à la moyenne annuelle). Cependant, cette même étude révèle également l’effarante progression depuis une quinzaine d’années de l’impuissance sexuelle chez les hommes en âge de procréer. Pour tenter de lever le voile sur ce phénomène inquiétant, Lerpessse a mené son enquête.

Afin de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce fléau, nous nous sommes rapprochés du docteur Mouldi Boujatla, sexologue et fondateur de l’association HAOUI (High Authority of Unpotent Illness), qui lutte pour éradiquer l’impuissance dans le monde.

Sur un ton pour le moins alarmiste, cet éminent spécialiste n’a pas hésité à pointer du doigt certains comportements sociaux qui seraient, selon lui, plus dévastateurs que les causes d’impuissance traditionnellement admises: « D’après une enquête que notre association a mené sous le haut patronage de l’OMS sur un échantillon de 3 400 sujets tunisiens de sexe mâle en âge de procréer, les causes d’impuissance communément identifiées et assimilées à une mauvaise hygiène de vie ne seraient à l’origine que de 0,5 % des cas d’impuissance constatés. » Nous a expliqué le Dr. Boujatla.

Ne se contentant pas de tordre le cou à ce que la communauté médicale considérait comme une théorie éprouvée, cette étude a livré son lot d’enseignements. En réalité, la majeure partie des cas d’impuissance seraient d’origine psychosomatique. Ainsi, environ 2,5 % des cas seraient causés par le maquillage de la partenaire, ce qui expliquerait en grande partie le fort taux d’impuissance (87 %) enregistré pendant la nuit de noces. »

Médusés par les révélations du Dr. Boujatla, nous lui avons bien sûr demandé quelles étaient ces autres causes. Sa réponse est édifiante : « Au fur et à mesure des entretiens avec les sujets de l’étude, mes confrères et moi-même constations avec circonspection la récurrence d’un facteur qui s’est révélé être à l’origine de pratiquement trois cas d’impuissance sur quatre : l’expression‘’Enti ki khouya !’’, fréquemment utilisée par les sujets de sexe féminin pour calmer les ardeurs d’un séducteur un peu trop entreprenant. »

Après avoir réanimé un collègue lerpessien (qui a justifié son malaise par une allergie à l’oxygène, et nullement par une quelconque mésaventure liée de près ou de loin à notre sujet du jour), nous avons demandé au docteur s’il existait des traitements. Sa réponse fait froid dans le dos : « Actuellement, la science reste totalement impuissante face aux ravages de cette funeste expression. Nous avons soumis les sujets affectés à différents traitements allant de la prise de médicaments (la fameuse pilule bleue) à la psychanalyse en passant par la thérapie de couple et la TCC (Thérapie Comportementale Cognitive). Le taux d’échec est de 100 % ! Tout au plus pouvons-nous rediriger nos patients vers nos confrères guérisseurs, qui pourraient trouver une solution sur le terrain des sciences occultes.
Par ailleurs, nous invitons les jeunes hommes en phase de parade amoureuse à se munir d’un extrait de naissance ou de leur livret de famille avant toute approche de la personne convoitée, afin de couper court à toute allégation de lien familial de la part de la potentielle conquête. Accessoirement, nous leur conseillons de se brosser les dents ; ça ne peut pas faire de mal. »

En dépit de l’abattement général, le Dr. Boujatla reste lucide. « Eu égard à l’échec du traitement médical, on n’insistera jamais assez sur l’importance de la prévention. L’association HAOUI est d’ailleurs en train de lancer à grand bruit une campagne de sensibilisation visant principalement les adolescentes et les jeunes femmes. Nous essayons de leur faire prendre conscience des dangers de cette expression, qu’elles doivent à jamais bannir de leur vocabulaire. Par ailleurs, le lobby des médecins tente actuellement d’amener l’ARP à faire passer une loi criminalisant ce vocable. »

Récapitulatif des causes d’impuissance chez le sujet mâle en âge de procréer* :

8) Mauvaise hygiène de vie : 0,5 %
7) Adhésion au CPR 1%
6) Surexposition à l’émisson « Andi Ma Nkollek » : 1,5 %
5) Défaut d’utilisation de produits désodorisants : 2 %
4) Caractère outrancier du maquillage de la partenaire: 2,5 %
3) « Tu es parfait, mais je préfère les connards, en fait ! » : 3,5 %
2) « Tu mérites mieux que moi, tu sais ? Je suis sûre que tu trouveras l’amour, le vrai ! Et celle qui te mettra le grappin dessus, elle va juste crever de bonheur ! » : 19 %
1) « Enti ki khouya » : 72 %
* Enquête réalisée par l’association HAOUI sous le haut patronage de l’OMS sur un échantillon de 3 400 sujets tunisiens de sexe mâle en âge de procréer, venant de toutes les régions du pays, aux niveaux d’instruction variés et appartenant à toutes les CSP.

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