Marc Martin Lamti, stagiaire à Lerpesse et neveu de Si Abdlahmid, a réussi à infiltrer les Aigles de Carthage pendant la coupe d’Afrique des nations 2019 en Egypte. Kératine, Instagram et chichas, enquête au cœur de l’épopée tunisienne jusqu’en demies.

Comment notre stagiaire a infiltré les aigles ?

L’histoire commence en Mars 2019, Marc Lamti intègre la rédaction de Lerpesse en tant que stagiaire sur recommandation de Si Abdlahmid. Très vite il montre ses limites en préparation de café et photocopie, ce qui pousse la rédaction à chercher un moyen de se débarrasser de lui discrètement.

Le temps qu’il passe à faire des stories et son abonnement défrisage chez le coiffeur nous donnent une idée : Marc a tout pour être un aigle de Carthage. Un coup de fil de Si Abdlahmid à Si Wadii et le tour est joué : les Tunisiens découvrent le nom de Marc Martin Lamti dans la liste du sélectionneur Alain Giresse au même moment que ce dernier.


Très vite Marc s’intègre au sein du groupe; grâce à ses déchets techniques, son indiscipline tactique, et son incapacité physique à tenir plus de 20 minutes, il passe complètement inaperçu au milieu des autres joueurs. Ses conseils capillaires font effet auprès de ses coéquipiers qui l’adoptent très rapidement, il devient très proche de Ferjani Sassi, Taha Yassine Khenissi et du coiffeur.

Un staff élargi

Le premier détail relevé par notre stagiaire est la taille du staff technique de l’équipe nationale, un bus entier leur est consacré en plus du bus des joueurs.
Le staff comprend le sélectionneur Alain Giresse, quatre adjoints, un entraîneur des gardiens, deux taupes, un préparateur physique, un préparateur mental, un préparateur de chicha, un préparateur de panini harissa-fromage, un coiffeur, un barbier, le staff médical et le 3arraf officiel de la FTF Mohsen Iffa.
Un troisième bus a été affrété pour transporter Ridha El Fil qui a assisté à tous les matchs de la CAN, même ceux qui ont eu lieu au même moment dans deux villes différentes.

Soirées chicha-panini : Le groupe vit bien


Notre stagiaire avait peur de ne pas se retrouver avec le régime ultra strict des sportifs de haut niveau, mais il fut agréablement surpris: “J’appréhendais de manger des aliments sans goût, sains et plein de protéines, mais les joueurs m’ont vite expliqué qu’il faut faire semblant de manger avec le staff avant d’aller dans les chambres et sortir les machines à panini et les tubes d’harissa, et c’était Maher Kanzari qui fournissait le pain et le fromage Riki”.

Après le repas, le préparateur de chichas arrive avec ses narguilés et notre stagiaire était de corvée de wal3a: “Ils m’appelaient “asfour” et je devais prendre soin du charbon, comme je le faisais déjà à Lerpesse, je m’en suis très bien sorti”.

La soirée se termine avec une partie de Chkobba pour décider qui de Msakni ou Khazri sera capitaine, l’autre sera absent pour blessure, et quel gardien de but sera titulaire à condition de prendre un but-gag durant le match.

La crise de la Kératine

Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant la première crise: trop sollicité, le coiffeur des aigles fut victime de burn-out avant le deuxième match et les joueurs refusèrent d’entrer sur le terrain sans une coiffure impeccable: “J’ai eu peur qu’on me demande de rentrer tellement il y avait de défaillances, même Khazri qui est chauve ne voulait pas jouer sans un massage du cuir-pas-chevelu”
Le président de la FTF a dû intervenir pour désamorcer la situation et remplacer le coiffeur par son assistant qui était également son informateur personnel dans le groupe.
La deuxième grosse crise est arrivée juste après le premier tour; Instagram fut victime d’une panne mondiale le 3 Juillet, résultat: pas de stories, pas de MP et pas de nudes, la tension montait à vue d’oeil entre les joueurs qui étaient tous sur les nerfs: “Certains voulaient quitter le groupe et rentrer chez eux, ils ne savaient plus quoi faire de leur temps libre”

Que s’est il passé sur le terrain?

Quant au niveau de jeu inquiétant montré par la sélection tunisienne lors des matchs, un début d’explication nous a été fourni par Marc Lamti: “On ne savait pas qui était l’entraîneur, un mec qui ressemble à Charles Aznavour donnait des consignes, le gros Maher en donnait d’autres, pareil pour Ferid Ben Belgacem qui était là sans qu’on sache pourquoi, il y avait aussi un autre gars et même l’entraîneur des gardiens donnait des consignes, à un moment Ferjani s’est mis à tourner sur lui même comme un chien qui court derrière sa queue pendant 7 minutes…”

Notre journaliste infiltré nous a également rapporté des tensions entre les joueurs et des bagarres pour tout et n’importe quoi, mais tout s’était arrangé à la fin, tous les joueurs étaient solidaires et motivés pour défendre le drapeau et leurs primes.







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