Enquête Lerpesse : 90% des journalistes tunisiens écrivent pour ne rien dire !

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Après pas moins de 13 minutes de recherches minutieuses et d’analyses approfondies, le département « Statistiques & Études stratégiques » de Lerpesse est fier de vous présenter sa toute dernière enquête portant sur l’activité des journalistes de la presse écrite en Tunisie.

En effet, cet ouvrage se propose d’évaluer sur des bases éminemment scientifiques les publications des journalistes tunisiens dans l’ensemble des médias de la presse écrite du pays, et y apporte une interprétation objective, chiffres à l’appui, en vue d’en expliquer les tenants et les aboutissants.

Le Chiffre : 90%

Pour élaborer cette enquête, le département Statistiques & Études stratégiques s’est exclusivement basé sur la dernière chronique en date de Hédi Snoussi parue au journal Essarih, et a supposé par un habile jeu de présomptions qu’il est représentatif de toute la publication nationale tous médias confondus.

A la lumière de ces éléments, la conclusion ne pouvait que s’imposer d’elle-même à nos fins analystes: 90% des journalistes tunisiens écrivent pour ne rien dire.
Plus loin que cet édifiant chiffre dont la véracité ne souffre pas de l’ombre d’un doute, il convient de pointer du doigt la tendance généralisée de tous les journalistes à remplir les colonnes de leurs journaux de contenu dont la consistance n’est pas sans rappeler celle d’un bouillon d’hôpital.

Autre tendances dégagées :

1) La qualité des publications est inversement proportionnelle à l’ancienneté de son auteur. Plus ce dernier est expérimenté (30 ans d’ancienneté, le cas échéant), plus ses écrits sont vomitifs.
2) 90% des conversations inspirées des publications en question finissent par soit un divorce, soit un infanticide, ou en bagarre générale avec renversement de tables et utilisation des chaises comme projectiles*.

90% des conversations inspirées des publications en question finissent par soit un divorce, soit un infanticide, ou en bagarre générale
90% des conversations inspirées des articles en question finissent par soit un divorce, soit un infanticide, ou en bagarre générale.

Les racines profondes

Plus loin que l’analyse quantitative précitée, un travail qualitatif s’imposait afin d’apporter de plus amples explications des chiffres obtenus. Ainsi, nos experts attribuent essentiellement la prolifération de ces calamités journalistiques aux éléments suivants :

1) Nécessité de remplir les espaces laissés par les annonceurs.
2) Publier pour venir à la rescousse d’un business de l’impression en perte de vitesse.
3) Contribuer activement au nivellement vers le bas du QI à deux chiffres des lecteurs.
4) Besoin impérieux des journalistes d’exhiber leur génie à la face du monde.
5) Volonté d’entrer dans les bonnes grâces d’individus hauts placés.
6) L’empoisonnement massif de la population (90% si l’on croit les chiffres), sachant que 90% des ces papiers finiront comme emballage de sandwichs et autres spécialités à déguster sur le pouce.

90% de la population est intoxiquée par 90% des journaux qui finissent comme emballage de sandwichs
90% de la population est intoxiquée par 90% des journaux qui finissent comme emballage de sandwichs.

Conclusion

Au terme de cette enquête, nos experts concluent comme suit:
Tant qu’à subir pareille surexposition à la matière fécale, autant s’immerger directement la tête dans la cuvette de votre domicile (ou toute autre cuvette justifiant d’un flux d’activité soutenu, celle d’un établissement public par exemple), chose qui aura pour vertus de vous économiser le prix d’un torchon, tout en rendant service à l’environnement.

Département «Statistiques & Études stratégiques »

* Phénomène constaté dans 90% des cafés du pays.

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