En vue du recensement de la population prévu pour 2014, le ministère de la planification, en collaboration avec l’INS (Institut National de Statistique), a lancé plusieurs études dites d’investigation ou préparatoires. Une d’entre elles a particulièrement retenu notre attention.

Il s’agit d’une étude dont les données ont été recueillies en septembre 2013. Ses conclusions sont pour le moins surprenantes : Le dialecte tunisien n’est plus la première langue à Ennasr 1.

Selon les résultats de cette recherche, la langue française est la langue maternelle de 25% de la population de ce district (population africaine francophone, européenne francophone, tunisiens étudiant dans des écoles 100% françaises). L’anglais est la langue principale pour 10 % des habitants (population africaine anglophone, européenne anglophone). Plus surprenant encore, 35% ont pour première langue le dialecte Libyen, ce qui relègue le tunisien à seulement 30%.

D’après notre source à l’INS, cette étude risque de provoquer des remous si elle venait à être dévoilée au grand public. Du coté des autorités tunisiennes, on préfère jouer la carte de la discrétion. Certaines mauvaises langues parmi les hauts-cadres sécuritaires allant même jusqu’à évoquer des intentions séparatistes chez certains de nos amis libyens installés à Ennasr 1, le gouvernement tunisien a fortement intérêt à jouer la carte de l’apaisement s’il ne veut pas assister à l’annexion de ses terres par un pays frère.

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