En grève de la faim depuis seize jours, le frère d’un martyr mord un médecin à l’Hôpital Habib Thameur, lui arrachant le biceps et trois doigts

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C’est avec stupeur que le personnel de l’Hôpital Habib Thameur de Tunis a accueilli la nouvelle. Dr Mourad Elleh, résident en réanimation polyvalente et connu pour son caractère inoffensif et pacifiste (du moins en état de sobriété), a été victime d’un acte qualifié de « cannibalisme » par la victime elle-même. M. Sami Essid, le frère d’un martyr de la révolution, en grève de la faim depuis plus de deux semaines, et dont l’état de santé s’est détérioré, a été conduit à l’Hôpital Habib Thameur afin de recevoir des soins d’excellente qualité, fournis par un personnel irréprochable dans des locaux dignes des pays des plus développés et à l’architecture ultra-moderne et avant-gardiste.

L'architecture sublime de l'Hôpital Habib Thameur, et arrivée de la police.
L’architecture sublime de l’Hôpital Habib Thameur, et arrivée de la police.

Mais, comble de l’ingratitude, ce monsieur, agissant surement sous l’effet de drogues hallucinogènes, a commis l’irréparable, en mordant littéralement la main qui l’a nourrie et en crachant littéralement dans la soupe qu’on lui a préparé pour reprendre des forces, privant le pauvre docteur de son outil le plus précieux, sa main gauche, sachant qu’il est droitier.

Une équipe de psychiatres s’est penchée sur cette affaire, et a déjà assuré que l’agresseur ne faisait pas de grève de la faim, mais n’avait pas de quoi manger, vu qu’il dépensait tout son argent dans l’alcool et la drogue, preuve à l’appui. En effet des seringues de 3cc et des bouteilles de whiskey importées ont été retrouvées sur les lieux du sit-in organisé par les familles et « sympathisants » des martyrs.

Contacté par notre envoyé spécial, Dr. Lecter, psychiatre spécialiste en comportements anthropophagiques, lui-même ex-cannibale reconverti dans la justice militaire, nous a confié que ce comportement pouvait être héréditaire, et qu’il pouvait y avoir beaucoup de cas d’anthropophages dans une même famille. C’est ce qu’a confirmé la chambre criminelle auprès de la cour d’appel militaire de Tunis, l’enquête ayant conclu que le frère de M. Essid avait mangé un policier tout entier le 7 janvier 2011 à Thala, dans les évènements qui avaient secoué le pays.

Cette affaire, qui a provoqué une onde de choc sans précédent à travers tous les hôpitaux tunisiens, a été transférée à la justice militaire, et, à défaut d’avoir arrêté le frère martyr, elle aura au moins capturé celui qui vit toujours et qui perpétue l’héritage abject de cette famille.

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