Chers mécréants,

Je vous écris cette lettre sous les décombres de notre petit centre de châtiments corporels détruit hier par les obus de votre armée. Ce centre était censé devenir le joyau de notre État, on l’a construit brique par brique avec les petites mains des esclaves soigneusement cueillis dans les villages conquis.

Nous avions pris l’habitude d’y couper les mains des branleurs gauchers d’une manière artisanale et un savoir faire qui faisait des jaloux en Arabie Saoudite. Je revois encore les images d’Abu Jazzar lapider les passantes en terrasse  en sirotant son pipi de chameau infusé au captagon comme j’entends encore les doux murmures des coups de fouet qu’assénait Abou Tahhan Attounissi aux soldats syriens capturés dans le coin, avant de les égorger en famille dans l’arrière-cour du centre où les rires innocents de nos hommes couvraient les pleurs mesquins de ces apostats.

Ce matin, le ciel était plus gris et les cris de nos enfants se sont tus faute de cadavres avec qui jouer. Les rires d’Abou Tahhan ne résonneront plus dans le coin, seule sa main droite a été retrouvée après le bombardement et je l’ai donnée à mon fils de 3 ans pour que sa mémoire perdure.

Chers mécréants, je connais toute la haine que vous portez pour nos valeurs, nos pipis en conserve, nos lapidations en terrasse, nos décapitations culturelles et nos femelles enragées mais sachez qu’on n’a pas peur et on continuera à pratiquer ce qui fait l’universalité de nos fondements « Lapidé, Égalise, Fragmenté » qui ont séduit des millions de jeunes ayant trouvé refuge dans notre société.

Cherchez au plus profond de vos cœurs et vous trouverez cet amour de la haine de la race humaine capable des plus grands miracles.

A bientôt

Abu Monfekh AL Mezghanni

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