Dans un rapport publié cette semaine, l’Organisation Mondiale de la Santé a tiré la sonnette d’alarme face à la spectaculaire augmentation du taux de suicide en Egypte depuis fin 2017. Les attentats kamikazes n’ayant pas enregistré de fluctuations depuis des années, l’explosion du nombre de suicides a été imputée à la diversification des méthodes employées dans le pays d’Anubis, selon ce même rapport.

La fin de la saison des massacres des frères musulmans faute de candidats à massacrer, le ralentissement du rythme des attentats contre les coptes (qui ne sont plus que 13 sur tout le territoire) et l’interdiction des manifestations qui a sensiblement diminué la cadence d’extermination des jeunes, ont fait que le suicide soit devenu la première cause de mortalité chez un peuple aussi créatif qu’avide d’en finir.

Comme souvent sur le Nil, c’est le Président-Maréchal-Pharaon-3ème Dan Abdelfattah Al-Sissi qui a apporté la solution à ses compatriotes pour mettre fin à leurs souffrances en organisant des élections présidentielles qu’il a déjà remportées en mars prochain avec 101,23% des voix. La candidature à ce scrutin étant prohibée à toute personne qui n’est pas président de la République en exercice sous peine de mort atroce, il n’y avait qu’un pas à franchir pour les candidats au suicide pour accéder à leur fin.

On dénombre jusqu’à présent plus de disparitions énigmatiques que de candidats potentiels ou de simples passants devant le siège de la commission électorale qui sera réaménagée en fosse commune d’ici la fin du scrutin.

La Rédaction

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