Ebola: « La Tunisie n’a pas besoin de moi ! »

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Un souvenir gentiment offert par notre invité du jour : Ebola.

Fortement actif depuis plusieurs mois, Le virus Ebola défraie la chronique un peu partout dans le monde. S’il se distingue par sa forte présence dans le continent africain, qu’en est-il de la Tunisie?

Même si le pays semble être épargné à l’écriture de ces lignes, l’on es en droit de se poser des questions: Serait-il envisageable de voir Ebola débarquer dans nos vertes contrées? Sommes-nous préparés à l’accueillir? Quels sont les préparatifs nécessaires le cas échéant? Lerpesse a tenu à aller chercher l’information directement à la source en entrant en contact avec l’agent du principal intéressé.

Malgré un agenda chargé, Le virus Ebola a accepté de nous accorder une interview via Skype depuis Monrovia, où il se trouve actuellement dans le cadre de sa tournée en Afrique de l’ouest.

Lerpesse: « Après des débuts plutôt timides il y a quelques mois, vous triomphez actuellement en Guinée, au Congo, au Liberia et au Sierra Leone. Quel est le secret de cette montée en puissance? »

Ebola: « Il n’y a pas de secret, le travail et la persévérance finissent toujours par payer. A aucun moment je n’ai été affecté par les débuts mitigés en début d’année. De quelque cas recensés en Guinée au mois de mars, nous comptons aujourd’hui plus de 3000 fans dans pas moins de cinq pays. [pull_quote_left]D’ailleurs, nous venons à peine de pénétrer le marché sénégalais. Un marché porteur sur lequel nous fondons de grands espoirs.[/pull_quote_left] D’ici la fin de l’année, nous devrons toucher pas moins de 20.000 personnes sur l’ensemble du continent. »

Lerpesse: « Vous évoquez le chiffre de 3000, alors que les médias parlent de 1000 à 1500 cas. »

Ebola: « Quoi de plus normal? La réussite fait toujours des envieux. Entre l’OMS qui a du mal à avouer son échec et les gouvernements dépassés par les événements, tout le monde a intérêt à minimiser nos succès. »

Lerpesse: « Quid de l’Afrique du nord? »

Ebola: Rayonner à l’étranger est un rêve pour tout africain. Toutefois, les défis sont plus difficiles à relever à l’international et Il faut se donner les moyens d’y réussir. Je pense notamment aux vaccins en préparation et aux dispositifs que les gouvernements mettent en place. Pour autant, réussir en Afrique du Nord est primordial. ça sera notre passerelle vers Lampedusa! »

Lerpesse: « Et de la Tunisie dans tout ça? »

Ebola: « Sans vouloir vous offenser, le marché tunisien ne fait pas partie de nos zones de conquête. »

Lerpesse: « Y aurait-il une raison particulière? »

Ebola: « Il y en a plusieurs pour être tout à fait honnête. En l’occurrence, une question se pose: Est-ce que la Tunisie a besoin d’Ebola? »

Lerpesse: « … »

Ebola: « Rien n’est moins sûr! Quand je vois les tunisiens faire avec le terrorisme, la mortalité routière, Nour Chiba et Lotfi Abdennaddher, je me dis que ma présence sur le territoire tunisien est tout sauf indispensable.

Par ailleurs, l’étude de marché que j’ai commandée sur la Tunisie révèle que les barrières à l’entrée sont décourageantes. Les concurrents directs sont quasi impossibles à évincer.

Lerpesse: « Et quels sont vos concurrents? »

Ebola: [pull_quote_center]Il y en a un seul à vrai dire. Il s’agit de votre président. C’est un rival redoutable! La Tunisie n’est pas suffisamment grande pour nous deux.[/pull_quote_center] En plus, il a l’avantage du terrain. La marque des grands est de reconnaître quand on tombe sur plus fort que soi (rires)

Lerpesse: « Merci de nous avoir accordé votre temps! »

Ebola: « De rien! J’espère pouvoir vous rendre visite pour le réveillon! »

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