Gilets jaunes: la police française en formation pour apprendre à taper sur des individus qui ne sont ni noirs ni arabes

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le désarroi des forces de sécurité françaises face aux gilets jaunes (AFP)

(Paris-France) Le mouvement des gilets jaunes en France est en train de défrayer la chronique, et cette mobilisation citoyenne polymorphe est passée à un nouveau stade le weekend dernier, avec les actes de violences qui ont émaillé les différents rassemblements à Paris et notamment sur les champs Élysées et place de l’étoile.

Il n’a cependant échappé à personne que la police française connue pour son professionnalisme et son efficacité dans la gestion des émeutes urbaines (selon Michele Alliot-Marie notamment) s’est vue complètement dépassée par ce mouvement et a été d’une inefficacité affligeante.

Selon différents experts que nous avons consultés, ceci serait dû au manque d’expérience des CRS français concernant la répression des français de souche. En effet plus habitués à réprimer les populations d’origine africaine et maghrébine les unités d’intervention françaises se sont retrouvées désarmées face à des émeutiers bien de chez eux, issus de la province pour la plupart voire de zones rurales.

C’est ainsi que le gouvernement français a décidé de prendre le taureau par les cornes, et d’organiser des sessions de formations destinées aux sécuritaires français afin de changer complètement de paradigme. Ainsi tout le dressage des CRS va être revu, et des exercices de simulation devraient leur permettre de s’habituer petit à petit à taper sur des blancs. Selon Gérard CRS depuis 30 ans « on s’est habitués à taper sur des Bamboulas et des Mohamed depuis toujours. Ils sont reconnaissables de loin grâce à leur couleur de peau, leurs casquettes, leurs bananes autour de la taille, et leurs baskets. En plus s’ils sont cagoulés « un nique ta mère » ou un « Oullah j’vais t’niquer » sont autant de stimuli qui nous permettent de facilement identifier la personne qu’on va défoncer à coups de matraques et de brodequins dans la gueule, et de savoir qu’il s’agit du candidat idéal pour la « bavure policière ».

Une police plus habituée à gérer les personnes de couleur (Photo Norbert Capes)

Certains CRS ont demandé à ce que des jeunes de banlieues d’obédience islamique soient intégrés dans les manifestants afin de leur permettre de retrouver leurs réflexes primitifs, et leur efficacité. « Quand on a habitué ces hommes à n’être agressifs que lorsqu’ils reniflent de l’arabe ou du noir, il est très dur de faire changer les choses d’un coup de baguette magique » selon Didier Tombe spécialiste de la répression et des bavures policières.

Les images d’un CRS échappant de peu à un lynchage à Paris, pendant la manifestation des Gilets jaunes qui tourne à la guérilla urbaine ce samedi, deviennent virales sur les réseaux sociaux. PHOTO AFP – AFP

« Ces manifestants sont pour la plupart issus du monde rural, votent extrême droite, sont racistes, n’ont pas fait d’études, et sont issus de mariages consanguins … en gros ce sont nos frères ! Comment leur taper dessus ? C’est impossible ! » nous confiait les larmes aux yeux un CRS qui a préféré garder l’anonymat.

Ce n’est donc vraiment pas gagné pour la police française, et ce processus entamé devrait durer de longues années. En attendant et afin de redonner un souffle de motivation et de bonne humeur aux CRS français la hiérarchie a décidé de leur organiser des virées dans le 93, et dans le 18ième arrondissement de Paris, où entre contrôles d’identité musclés, passage à tabac d’immigrés clandestins, et bavures sur jeunes mineurs maghrébins et noirs, les policiers peuvent le temps d’une journée oublier le difficile weekend qu’ils ont vécu.

La Rédaction

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