Orly terminal 4. Nous rencontrons Mr Coronavirus (plus très) fraichement arrivé de Shangaï. Et qui ronge son frein dans la salle d’embarquement de Tunisair.

En effet et conformément au programme de pandémie qui lui était assigné le virus devait embarquer le 23 janvier au matin pour Tunis et inauguré ainsi une nouvelle page dans sa brève mais glorieuse Histoire de contagion.

« Tout c’était bien passé jusque-là, on avait fait du bon boulot en Chine et chacun des membres de notre souche virale s’est vu ensuite assigné une zone qu’il avait 1 semaine pour envahir » Moi j’étais très content d’avoir hérité de l’Afrique du nord parce qu’entre vos gargottes à l’hygiène apeupriste, vos hôpitaux dignes de la 1ere guerre mondiale et votre tendance à vous enlacer et vous embrasser (entre individus du même sexe) pour un oui ou pour un non çà s’annonçait comme une des régions les plus faciles à gagner. » Sauf que voilà c’était sans compter sur la ponctualité légendaire de notre gazelle nationale qui a l’heure où nous écrivons ces lignes accuse un retard de 2 mois sur la ligne Paris-Tunis. Une lueur d’espoir semblait pourtant s’être dessinée lorsque les passagers ont cru voir un salarié Tunisair qui aurait pu leur donner des nouvelles mais ils déchantèrent lorsqu’ils comprirent que c était un steward de Air Algérie qui n’était pas rentré chez lui depuis 3 mois pour les mêmes raisons.

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Interview avec le virus – Photos Hamima

« On a reçu un sms qui nous promettait un possible transit par Cotonou pour rejoindre Tunis, mais on a vite déchanté quand le chef d’escale nous a traités d’enculés juste parce qu’on avait demandé de l’eau pour les bébés coincés dans la salle d’embarquement. J’en ai vu des saloperies dans ma vie de virus mais cette infection appelée Tunisair c’est quand même bien loin du pire d’entre nous. Je comprends mieux pourquoi nos confrères de la peste et du choléra ont lâché l’affaire depuis aussi longtemps. »

Mr coronavirus scandalisé par l’incapacité de Tunisair à fournir aux investisseurs étrangers comme lui le strict minimum pour investir chez nous a donc décidé la mort dans l’âme de prendre le bateau. Mais il ne se fait pas trop d’illusions après les récits horribles que lui ont raconté ses lointains cousins Scorbut et Typhus sur leur expérience avec la douane tunisienne au port de Rades.

La rédaction

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