Contrôlé positif au THC, un joint écope d’une année de prison et de 1000 dinars d’amende

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La sentence est tombée. Une année de prison ferme et mille dinars d’amende pour un joint arrêté par les forces de la police il y a deux jours au Lac 2. Maitre Ghazi M’rabet, avocat de l’accusé, n’a pas pu cacher sa déception à la sortie du tribunal: « il s’agit d’une affaire politique. Je rappelle que mon client a été victime de violence durant ses deux jours d’arrestation passés à Bouchoucha. »

Rappel des faits: dans la nuit du lundi au mardi, un joint tombé de la poche de son propriétaire, s’est retrouvé au bord de la route. Consciente de la gravité de la situation, la brigade mobile du Kram est tout de suite intervenue avec la plus grande fermeté. Resté immobile et silencieux, le joint a été emmené au poste de police où il a été interrogé par le commissaire Sghaier Ejjarou. Ce dernier l’a directement expédié au centre de détention de Bouchoucha où il a subi un test urinaire. La suite, « un procès expéditif et une condamnation sévère » selon Mr Mrabet.

Aujourd’hui réduit à l’état de « mégot » après avoir été violemment attaqué par les policiers lors de son arrestation (l’avocat évoque des gardiens de Bouchoucha qui lui auraient « tiré dessus »), l’accusé va devoir purger une peine d’une année de prison.
« Un message fort de la part de ce nouveau gouvernement qui continue à tolérer l’abus au recours à cette loi liberticide. Je compte faire appel face à ce jugement certes standard mais inadapté en ce qui concerne cette affaire. Espérons d’ici là, que mon client ne se fera pas à nouveau attaquer à El Mornaguia », conclut Maitre M’rabet.

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