Clémence du juge suite à une intervention des responsables sécuritaires : « le Suédois est un taffar, il mérite la liberté »

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C’est en effet ce que nous venons d’apprendre. Le Suédois condamné à deux ans de prison ferme pour homosexualité a été relâché dans la matinée. Les responsables de la prison ont pu s’apercevoir qu’en fait, c’était un Taffar, un homosexuel actif.

Mise-au-point. La sodomie est passible de 3 ans de prison en Tunisie, à moins qu’elle ne soit pratiquée par un représentant de l’État. La condamnation du touriste suédois pour homosexualité fait couler depuis quelques jours beaucoup d’encre et surtout beaucoup de salive. LerPesse a contacté le ministère de la justice pour demander des éclaircissements au sujet de la législation tunisienne en matière de sexualité et de vie intime. Le porte-parole du ministère a rappelé que la législation tunisienne est très claire en la matière: toute sodomie constatée ou présumée est passible de 3 ans de prison et 5000 dinars d’amende. Cependant, notre interlocuteur a précisé que le code pénal prévoit une exception pour les représentants de l’État pendant l’exercice de leurs fonctions. Il cite en particulier le cas des agents du ministère de l’intérieur en charge des interrogatoires, ou des gardiens de prisons pour maintenir l’ordre dans leurs établissements respectifs.

Ils se sont sentis dans l’obligation de contacter le juge afin de mettre un terme le plus rapidement possible à cette injustice. « Au début nous pensions que c’était un sale pédé, et puis nous avons rapidement compris notre erreur », nous explique Abdelahmid J. Directeur de prison. Il refusera néanmoins catégoriquement de raconter à notre reporter les détails de cette prise de conscience.

Le Taffar est en effet différent de l’homosexuel. Il est celui qui pénètre et cela, comme chacun le sait, fait toute la différence dans notre société.

Habib Essid aurait déclaré dans un communiqué paru dans la matinée : « Nous demandons simplement aux homosexuels de se reprendre et d’arrêter d’être pédé »,  affirmant, à la ligne suivante, qu’il n’avait, bien entendu, rien contre ces individus malades, qui devraient probablement se faire soigner.

Quoi qu’il en soit, la rédaction de LerPesse se félicite de constater que la justice fonctionne bien dans notre beau pays civilisé et qu’une injustice a été réparée.

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