Cité Ibn Khaldoun : un jeune se blesse grièvement en essayant de se recoiffer

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Tunis – Terrible fête de l’indépendance que celle vécue par la famille Macchati, une famille ordinaire ayant vécu une journée complètement extraordinaire. Et pour cause, l’un des siens, Majdi 16 ans et demi, a failli laisser la vie des suites d’un accident d’une extrême gravité. Reportage.

Il a été découvert par une jeune fille du quartier alors qu’il gisait dans une flaque de sang pas loin de la station métro de la cité Ibn Khaldoun, cette dernière a alerté les urgences en toute vitesse. Admis aux urgences de Charles Nicolle, Majdi Macchati est à deux doigts de se vider de son sang à cause d’une profonde entaille à la main droite. Si son état a été stabilisé, c’est au prix de 20 litres de sang et de plusieurs heures d’efforts surhumains fournis par le médecin urgentiste.

Le médecin, Sahbi Salem, nous éclaire davantage sur les péripéties du drame: « En 23 ans de service, je n’ai jamais vu une horreur pareille! Vu la profondeur de la coupure – qui avait sectionné plusieurs veines – nous pensions qu’il s’agissait d’une agression à l’arme blanche, une arme de type machette militaire -régulièrement utilisée lors des bagarres de quartiers- voire même la langue de Maherzeyya Laabidi, capable des pires ravages étant donné son caractère saillant. »

Alerté par un cas d’agression sur un postérieur féminin, le médecin prodigue les soins primaires à la victime avant de nous retrouver pour la suite du diagnostic: « Ce n’est qu’en nous attardant de manière totalement fortuite sur les cheveux de la victime, que nous avons compris de quoi il s’agissait. En effet, nous avons découvert des traces de sang en quantités importantes sur la chevelure fortement gélifiée de l’adolescent. Partant de là, le doute n’était plus permis. Majdi s’était blessé en se recoiffant! « 

Se réveillant après plus de 12 heures passées dans le coma, Majdi n’a pas tardé à corroborer l’hypothèse du médecin urgentiste. En effet, se préparant pour un rendez-vous galant, il était passé chez le coiffeur pour se faire une coupe rappelant la coiffe de la huppe fasciée, du fait de ses crêtes longues et pointues. Une coupe particulièrement appréciée de la gent féminine.

Attendant Wissal -sa dulcinée- près de la station métro du quartier, c’est dans un geste machinal et complètement irréfléchi que Majdi se recoiffe nonchalamment, au mépris des interdictions formelles et répétées de son coiffeur. Un geste qui a failli lui coûter la vie.

Malgré la reconnaissance du miraculé, le médecin fait profil bas. Selon lui, Si Majdi a pu être sauvé, c’est grâce à son jean slim, étroit de sorte à coincer suffisamment de sang dans sa moitié inférieure, l’empêchant ainsi de se vider complètement!

Une histoire qui finit bien, quoiqu’un peu tirée par les cheveux…

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