Ramadan: la mère fait un deuxième brick seulement pour le frère aîné: 3 morts 5 blessés au sein de la fratrie

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Ramadan mois saint s’il en est, mois du partage, de la solidarité, de l’empathie, de la spiritualité. Cependant Ramadan peut aussi être le théâtre de drames lorsque les B.A. BA des comportements pendant ce mois ne sont pas respectés. Il en est ainsi de ce drame qui a endeuillé une famille tunisienne moyenne de neuf personnes (deux parents et sept enfants) vivant à El Mourouj 5.

Au dixième jour de Ramadan la famille s’apprêtait comme à son habitude à rompre le jeûne allégrement sur un fond de coran débité par un Imam nasillard de la TV national et rythmé par les derniers préparatifs de la tablée ramadanesque. Le père de famille Si Khmaiess était sorti acheter le pain 2 h auparavant (temps moyen d’attente pour acheter les 56 mbessess, 29 baguettes, et 33 5obz  Talienne nécessaires à la rupture du jeûne de la famille), les 2 frères cadets jouaient au foot dans la rue derrière la maison familiale, pendant que les ainés trainaient sur les réseaux sociaux laissant le soin à la mère et aux sœurs de préparer le repas et la table, tâche à laquelle elles s’attelaient habituellement 5h avant la rupture du jeûne.

Une fois l’ Adhan du Moghreb atteint, la famille pu enfin rompre le jeûne en attaquant une soupe (Tchich bel 9arnit) pour ensuite passer aux traditionnels bricks. Et c’est à ce moment précis que le drame se noua : la famille composée de 9 personnes avait sur sa table 10 bricks confectionnées par la mère. Le plus jeune des frères s’inquiétant de cette erreur demanda des explications à sa mère qui répondit en marmonnant qu’elle savait pas que c’était peut être une erreur. À ce moment là, l’ainé des frères intervient et explique au reste de la famille que ce brick lui était destiné, sachant qu’il l’avait expressément demandé à sa maman quelques jours auparavant et que son statut d’aîné lui donnait droit à ce genre de privilèges. Le ton monta très vite entre les frères qui en vinrent très vite aux mains. La maman s’empressa de promettre de réparer cette erreur mais le mal était déjà fait et ce n’est ni le mermez, ni la mlou5iya, ni la coucha 3allouch, ni encore moins la triade 3ejja/kefteji/kammounia prévus ce soir là qui ne purent ramener les frères à de meilleurs sentiments. Ils exigeaient tous leur 2ième brick à l’image de l’aîné, choqués qu’ils étaient par ce favoritisme et cette atteinte à leur dignité en ce mois saint (fait de partage, de solidarité, d’empathie, de spiritualité, etc …). Les choses prirent soudain une tournure dramatique lorsque l’un des frères prit sa jeune sœur en otage dans la salle de séjour et exigea en échange de sa libération qu’on lui prépare 4 bricks au thon.
Le second quant à lui pour montrer son désaccord avec la politique de répartition des bricks de sa mère coupa la main de son grand frère à l’aide du couteau à pain ce qui entraîna une hémorragie fatale. Une rixe s’ensuivit entre tous les membres de la famille. Bilan extrêmement lourd : 3 morts et 5 blessés. La police arrivée sur les lieux n’a pu que constater les dégâts, et prendre en charge les blessés.

Image terrible de la scène du crime

La rédaction se doit donc d’insister auprès de ses fidèles
lecteurs concernant le repas de ramadan. L’égalité quant à la répartition des
bricks est primordiale pour éviter ce genre de drame, ainsi que la cuisson de
l’œuf. En effet une maman s’est récemment faite éborgnée par son enfant parce
que l’œuf du brick était trop cuit. Donc prudence et équité doivent être les
maitres mots pour un ramadan sans incidents.

Bon appétit à tous

La Rédaction

1 COMMENT

  1. Vraiment quel article futile et quel niveau de rédaction en utilisant les chiffres et les lettres pour écrire !

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