Bonne nouvelle : Amine, 16 ans, aurait enfin trouvé X

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Il n’a que seize ans et demi et pourtant Amine Lémhaf est considéré comme un saint par les habitants de son quartier à Esserss au centre ouest du pays. Quotidiennement depuis à peu près un mois, les gens viennent le consulter quand une prise de décision se profile à l’horizon . On s’arrache ses objets personnels et on insiste pour prendre des photos avec lui. Amine n’est pas adulé pour rien, le jeune homme a réussi une prouesse miraculeuse: il a trouvé X. Rencontre.


LerPesse: alors qu’est ce que ça fait d’être le premier africain/arabo-muslman à avoir trouvé X?

Amine Lémhaf: Hamdoullah c’est une grande fierté. Je pense qu’il faut rester humble dans ce genre de situations. Je remercie ma mère Salha, mon père Jomâa, mes frère Salama, Mounir, Samir, H’med, Alléla, Mokhtar, Taoufik, Moujib et mes soeurs Nébiha, Mongia, Warda, Douja, Cherifa, Samah ainsi que mes cousins: Lakhdher… (notre journaliste l’interrompt)

LerPesse: comment avez-vous fait pour mettre la main sur X?

A L: j’étais en pleine révision pour l’épreuve du bac. On me demandait systématiquement de déterminer X. Je vous avoue que je n’ai jamais ressenti une telle tension, j’étais au bord de l’implosion. Ma mère m’a conseillé de ne jamais baisser les bras, de chercher partout, même en, dehors du lycée ou de la maison. Et puis la veille de l’examen de mathématiques, je gardais tranquillement les moutons de mon frère à la forêt, quand X m’est apparu. Il était d’une beauté quasi divine. Il broutait l’herbe au milieu des bêtes.

LerPesse: intéressant. Pouvez-vous nous montrer X?

A.L: je n’ai gardé X à la maison que quelques heures. Juste le temps de le faire découvrir à ma famille. Je lui ai donné à manger et soigné les quelques plaies qu’il avait sur le corps. Puis je l’ai remis en liberté.

LerPesse: quel dommage! Il faut donc continuer à chercher X?

A.L: X est le symbole de la réussite du système éducatif tunisien. D’ailleurs, il n’arrêtait pas de le répéter (oui X parle notre langue). Cependant, il regrette le départ de Ben Ali (oui X est un nostalgique de la dictature) et dénonce le chômage massif des diplômés. Au moment où je l’ai remis en liberté, il m’a regardé dans les yeux, m’a remercié puis m’a dit d’un ton solennel: « libère ta vie, sauve toi, arrête les études en Tunisie. »

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