C’est par le biais d’un communiqué de presse que le chef de l’organisation Etat Islamique a réagi à l’affaire dite du bisou où deux jeunes personnes se sont donnés, vendredi dernier, à l’innommable acte faisant atteinte à la pudeur, à la sécurité nationale et au cours du baril du pétrole. Abu Bakr Al Baghdadi n’a pas manqué de commenter l’action de la police tunisienne en matière de répression tout en appelant les magistrats à faire preuve d’humanisme et de maîtrise de soi.

« Encore une fois, c’est de la Tunisie que nous parviennent les décisions les plus restrictives en matière de défense acharnée de nos valeurs islamo-testiculaires. Les policiers tunisiens sont une sorte de soldats en free-lance zélés décidés à porter nos couleurs hors de Raqqa ! Cependant, 4 mois et demi de prison reste une sanction assez sévère pour un tel acte, ce genre de jugement a été abandonné chez nous depuis des chandeliers » a ajouté le calife, hébété devant tant de dévouement pour empêcher toute tentative de « propagation de la manifestation d’un sentiment impie portant atteinte à la bienséance cosmique » (terme technique désignant « bisou » chez Daesh).

Alertés par le message de Baghdadi, les 95 syndicats de police ont exprimé leur incompréhension face à ces propos contradictoires de leur saint-siège qui auront pour effet inverse le renforcement des équipes de patrouilles camouflées à la sortie des boîtes et des bars de la Tunisie afin de veiller sur la tranquillité de la population choquée par l’obscénité et la vulgarité destructrice d’un bisou perpétré au vu et au su de tout le monde à 2h du matin dans un parking désert.

Les magistrats, ayant pourtant prêté allégeance à l’Etat Islamique, ne sont pas en reste en déclarant repousser les procès secondaires de corruption, malversation ou de terrorisme au profit de crimes plus néfastes tels les bisous, les regards complices entre amoureux ou les déclarations d’amour sur la voie publique.

La Rédaction

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