Bichra Bel Hadj Hamida représentera l’Arabie Saoudite dans une commission du Conseil des droits de l’homme à l’ONU

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« Ses prestations lors de sorties médiatiques, sa nonchalance, sa passivité cette année sont exceptionnelles. Si l’on ajoute sa capacité à retourner la veste, son aisance à justifier les horreurs et son aptitude à parler pour ne rien dire, c’est clair : on ne pouvait que venir la chercher. » C’est ainsi que Mojbir Layssa Batal Ykib Saoud, chasseur de têtes auprès de la famille royale saoudienne, a justifié hier l’annonce du recrutement de Bichra [Belhaj Hmida].

Les négociations ont continué jusqu’à une heure tardive avec son maître, Mihsen Marzouk, qui se réjouit de cet accord. « Le prix est convenable et la relève sera assurée par Raja Ben Slama, qui, en plus des qualités de Bichra, a aussi une voix de merde. »

Bichra aura à gérer des dossiers de crise, notamment celui de la conduite pour les femmes, qui la concerne d’ailleurs au premier chef. « J’ai déjà conduit, avoue-t-elle. Une erreur de jeunesse… Ça a déréglé mon système hormonal. » Mais la nouvelle recrue royale est aussi attendue au tournant sur le respect des temps de prière, des grues et sur la question de savoir si se faire piétiner est un gage de bonne santé au paradis – des dossiers de taille qui ne lui font pas peur.

Avant de parapher son contrat, la lionne indomptable doit encore subir les examens médicaux réglementaires, qui incluent un toucher rectal et un contrôle de la virginité, pour prouver qu’elle est apte à représenter le royaume wahhabite au sein du Conseil des droits de l’homme, dont le pays est membre jusqu’en 2016.

Interviewée par notre équipe, Bichra assure qu’elle va continuer ses activités en tant que figure de la société civile : « La priorité c’est la torture. Il est inconcevable que les tortionnaires tunisiens continuent à utiliser les mêmes outils depuis l’époque de Bourguiba. Il devient urgent d’équiper nos fonctionnaires de nouveaux serre-couilles par exemple ». En ce qui concerne son activité au sein de l’ATFD, Bichra ajoute : « Je compte m’inspirer de cette expérience, ainsi la baisse de la distance légale de la lapidation sera mon prochain combat : ce n’est plus possible qu’au 21ème siècle on se tient encore à 5 mètres des femmes lapidées alors qu’on est plus proche de la cible à 3. »

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