Un immense ouf de soulagement vient d’être poussé par l’opinion publique tunisienne.

M. Belhassen Trabelsi, une des victimes innocentes de ce que certains appellent « la révolution tunisienne » vient, dans un geste d’une très grande magnanimité, d’accepter les excuses du peuple tunisien après ce que ce même peuple lui a fait subir six années durant.

En effet, M. Belhassen Trabelsi qui ne doit sa réussite personnelle qu’à son intelligence, son travail, et son professionnalisme germanique s’est vu dépossédé de ses biens honnêtement acquis durant de dures années de labeur. Pire, il a été contraint à l’exil lui et sa famille aux lendemains du 14 janvier 2011, menacé qu’il était par l’hystérie collective qui s’est manifestée suite au départ du président tunisien élu et légitime M. Zine El Abidine Ben Ali

Le frère de son épouse Mme Leila Ben Ali, n’a jamais bénéficié d’un quelconque passe-droit sous l’ère Ben Ali comme il l’a toujours clamé. En effet, beaucoup à sa place auraient essayé de profiter de leur proximité avec le pouvoir, mais M. Trabelsi a préféré se battre seul et lancer des projets de plusieurs milliards de dinars avec ses fonds propres en toute transparence et dans la légalité la plus totale.

Devant cette injustice qui n’a que trop duré, le peuple tunisien par le biais de sa société civile et de ses médias indépendants a tenu à présenter ses excuses à l’homme d’affaires désargenté. Excuses acceptées par M. Trabelsi qui prouve une fois de plus que ses qualités humaines de pardon et de miséricorde valent beaucoup plus que tous les milliards de la Terre.

M. Trabelsi devrait donc dans les prochains mois se voir restituer la totalité de ses biens (assortis des intérêts non perçus durant son exil) et se voir proposer un poste de fonctionnaire comme le stipule la loi justice et réconciliation. Il se murmure d’ailleurs dans les couloirs du palais de la Kasbah qu’un maroquin ministériel pourrait lui être proposé.

Une victime innocente réhabilitée, voilà qui devrait mettre du baume au cœur de tous les hommes d’affaires persécutés, et redonner espoir à d’autres qui continuent de souffrir d’accusations calomnieuses et infondées tel que le gendre du président M. Sakhr El Materi contraint à un exil forcé aux Seychelles et à vivre dans un 750 m² au bord de l’océan indien.

La rédaction

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