Assouplissement de la loi 52 : Le lissage brésilien en cours d’étude

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S’il est une loi qui divise l’opinion publique en ce moment, c’est bel et bien la loi dite 52, celle relative à la consommation et au trafic de cannabis. Jugée nécessaire par ses partisans et déraisonnablement répressive par ses détracteurs, elle défraye la chronique au point de provoquer un débat de société. Un débat aussi passionné qu’houleux.

C’est dans ce contexte particulièrement agité que Farhat Horchani, garde des sceaux de son état, a pris les devants de la scène en soumettant l’amendement à l’ARP.

Effaré par les effets néfastes de cette loi, tant que sur le plan individuel (difficultés de réinsertion, voire radicalisation des condamnés pour consommation de cannabis), que sur celui organisationnel (engorgement des établissements carcéraux : un tiers de la population carcérale serait condamné en vertu de cette loi), le ministre de la justice milite ouvertement en faveur de son assouplissement. Pour ce faire, il sollicitera l’ARP pour autoriser une opération de lissage brésilien, qui selon ses dires « inscrira pleinement cette loi dans la démarche consistant à mettre les libertés individuelles au centre de la réflexion juridique. »

Soucieuse de mesurer les impacts de cette mesure phare, la rédaction de Lerpesse a réussi à joindre Jean-Louis David. L’expert en soins capillaires a été pour le moins dithyrambique : « Le traitement de lissage permettra d’éviter les frisottis du texte de loi, tout en en lissant les dispositions. De plus, la kératine, forte de ses vertus adoucissantes, ne sera pas de trop mieux faire passer la pilule aux familles des détenus. Par ailleurs, le lissage brésilien jouera un rôle de prévention auprès des consommateurs potentiels, en annihilant toutes les vagues indisciplinées menant les jeunes à consommer des substances illicites.»

En l’attente de la séance plénière au cours de laquelle le sort de cet amendement sera scellé, le ministre a convoqué plusieurs acteurs de la société civile pour un entretien dans les locaux du ministère, lors duquel il s’est montré confiant quant à la suite des événements, tout en rassurant ses interlocuteurs sur sa capacité à caresser les députés dans le sens du poil.

Dernière minute : Selon le nouveau projet de loi 52, ne seront pas condamnés par cette loi tous les artistes, acteurs, ou assimilés ainsi que toute personne justifiant de plus de 2000 amis sur Facebook.

La rédaction

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